Gennevilliers

Gennevilliers: 80 e anniversaire de la création des Brigades Internationales

Samedi 3 décembre – Espace des Grésillons

Mesdames et Messieurs,
Madame Claire Rol-Tanguy
Je suis particulièrement heureux de vous accueillir, ici, à Gennevilliers pour vos travaux dans le cadre du 80 e anniversaire de la création des Brigades internationales.

Vous avez conçu cette journée pour échanger, apprendre, transmettre autour de la mémoire des brigades internationales, ces combattants antifascistes partis en Espagne il y a 80 ans pour défendre la liberté et l’honneur de l’Europe lorsque celle-ci sombrait petit à petit dans l’une de ses pages noir.
Et s’il y avait des personnes qui avaient un doute sur l’utilité de votre association, je vais vous faire un aveu : ce n’est pas sur que notre ville, prise dans la tourmente de l’actualité, ait pensée toute seule à cette commémoration. Je remercie au passage Claude e Annick qui ont attiré notre attention sur cet anniversaire. Nous avons fait l’anniversaire du Front populaire, il aurait été dommage, voire coupable, d’oublier les brigades internationales. Car derrière l’hommage, il y a les leçons de l’histoire pour le présent et le futur.
Cela n’aurait pas été compréhensible pour une ville comme Gennevilliers qui a donné son sang pour la liberté et l’émancipation, et dont le maire de l’époque, Jean Grandel, entre autres, à pris une grande part dans l’action et l’organisation de cette solidarité internationale contre le fascisme.
Je vous remercie donc d’avoir organisé ici, votre initiative commémorative.
A Gennevilliers, la solidarité populaire avec l’Espagne républicaine s’est exprimé dès l’été 1936 : Plus de cinquante Gennevillois se portent volontaires pour combattre le fascisme !
Au moins cinq trouveront la mort sur le front de la République Espagnole.
Jean Grandel, Maire communiste de Gennevilliers, s’est engagé en 1937 et a notamment organisé le service postal des Brigades internationales.
Tous ces combattants étaient résolus à sacrifier ce qu’ils avaient de plus cher, et à prendre les armes pour libérer un peuple de l’oppression fasciste, pour combattre le projet de dictature franquiste, soutenue par Mussolini et par Hitler. Tous étaient prêts à « mourir debout, plutôt que de vivre à genoux ».
Votre journée sonne aussi comme un appel à la vigilance face au retour d’idéologies obscures que nous pensions être révolues.
Aujourd’hui encore en Europe, en France, des mouvements extrémistes véhiculent l’idéologie xénophobe, raciste, antisémite et populiste. En ce sens la transmission de l’histoire des brigades internationales reste un des remparts contre l’idéologie fasciste.
Mesdames et Messieurs, il y 80 ans des hommes et des femmes ont montré en acte ce que la solidarité du monde du travail voulait dire. Pas un patron dans les brigades internationales, mais des salariés. On utilisait pas les mêmes termes à l’époques, mais, les brigades internationales ont mis en actes ce que l’ont appellerait aujourd’hui « être citoyen du monde ».
Que la force de leurs convictions et leur courage nous servent de leçons et d’exemples pour exiger que l’on arrête des guerres impérialistes, que l’on refuse la concurrence entre les peuples, que l’on développe la solidarité internationale.
Que la force de leurs convictions et de leur courage nous donnent la fierté d’être, de la classe ouvrière, celle du monde du travail et de la création. D’être de ce camp qui choisit la solidarité, la générosité et non la concurrence entre les êtres humains. N’essayons pas de ressembler aux dominants qui ont toujours trahis leur pays, les peuples, les droits humains. Faisons des brigades internationales notre fierté d’appartenir aux couches populaires.
Je vous souhaite d’excellents travaux durant cette journée, journée qui s’inscrit dans le prolongement des engagements d’hier et qui honore la mémoire de ces combattants de la paix.
Je vous remercie

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