Gennevilliers

Un nouvel élan pour les Agnettes à Gennevilliers

Une nouvelle dynamique

Le constat est connu de tous. Le quartier des Agnettes, dont le premier bâtiment a été construit en 1955, a besoin d’un sérieux renouveau. Ce quartier a de fortes potentialités pour devenir aussi attractif que les nouveaux quartiers de la ville. A deux pas du centre ville, à deux encablures du métro et demain à 7 mn de la Défense et 30 mn de Roissy avec l’arrivée de la ligne 15. Ce quartier doit pouvoir bouger pour améliorer la vie de ses habitants. Et, c’est d’une véritable restructuration que les Agnettes ont besoin. Philippe Clochette, adjoint au maire et élu du quartier, répond aux principales questions et préoccupations exprimées par les habitants lors de la réunion publique du 10 septembre qui a réuni une centaine d’habitants.

Les habitants ont abordé en premier la question du stationnement. Est-ce un problème majeur ?

Philippe Clochette : Absolument. La première construction aux Agnettes date de 1955. On n’avait pas beaucoup de voitures, il fallait alors avoir une place de stationnement pour trois appartements. Comme vous le voyez, les normes et les besoins ont changé. 

On a créé des places nouvelles mais pas de manière suffisante pour avoir de la fluidité et une rotation satisfaisante pour permettre de trouver une place de parking quand on rentre le soir.

En plus, et c’est un vrai problème, des automobilistes se garent de manière anarchique.

Le stationnement est un des axes forts du nouveau projet. Les emplacements existants sont retravaillés et plusieurs parkings en silos sont créés. Le nombre de places de stationnement sera le même, mais l’offre sera plus structurée et organisée pour les résidents.

Les habitants sont aussi très sensibles à la préservation des espaces verts. Pouvez-vous les rassurer ? 

P. Clochette : Ils n’ont aucune crainte à avoir. Nous avons 70 000 md’espaces verts et une fois le projet terminé nous en aurons 71 500. Aujourd’hui certains espaces donnent l’impression d’être délaissés, ils ne sont pas utilisés par les habitants. Avec ce projet, les squares, pelouses, plantations de végétaux vont être requalifiés, valorisés. Un parcours d’activités ludiques et sportives va voir le jour. Notre objectif est de faire des Agnettes un quartier de jardins partagés, nous avons d’ailleurs une expérience positive en ce domaine, derrière Victor-Hugo, des arbres fruitiers seront plantés. L’agriculture urbaine fait partie intégrante de l’aménagement du quartier. Ce sera demain un atout des Agnettes.

Le projet prévoit de nouvelles constructions de logements, pourquoi est-ce primordial pour ce quartier ?

P. Clochette : Vous avez dit le mot, c’est primordial.

Nous avons un quartier où notre offre ne se limite qu’à du logement social.

Nous ne pouvons pas offrir un parcours résidentiel aux habitants : c’est-à-dire que si une famille souhaite acheter où avoir un appartement neuf et moderne, elle ne peut pas rester aux Agnettes. Elle doit quitter son quartier.

Je vis dans ce quartier depuis ma naissance. Je le connais très bien. Dès les années 80, je l’ai vu perdre une partie de ses habitants, ceux de la classe moyenne, qui avaient un peu plus de revenus. Il s’est alors paupérisé. Il faut qu’avec cette rénovation, les habitants qui y vivent puissent y rester et ceux qui veulent s’y installer puissent le faire. 

Construire, c’est tout simplement faire vivre ce quartier, y faire s’implanter de nouvelles populations, dynamiser les commerces, ce qui est une demande des habitants, redonner un souffle nouveau aux Agnettes.

Combien de logements vont être crées ?

P. Clochette : Le projet prévoit la démolition d’environ 190 logements, 100 au 11-21 rue des Agnettes pour créer la nouvelle gare du Grand Paris et 90 à Victor-Hugo pour ouvrir le quartier vers l’extérieur, et il projette d’en créer 750 en accession et 100 logements sociaux.

Les réalisations seront toutes de taille humaine avec des places de parking et des aménagements végétaux à leur pied.

L’offre de logement correspondra enfin aux attentes de nombreux Gennevillois.

Je précise que les tours de l’office d’HLM qui n’ont pas été réhabilitées vont l’être, il reste le 1, 3, 5, 7, 9 rue des Agnettes et le bâtiment Marcel-Lamour. 

Des réalisations sont-elles prévues pour ouvrir ce quartier vers le reste de la ville ?

P. Clochette : Oui, il convient de l’ouvrir aux autres quartiers qui l’entourent, au reste de la ville.

La rue du 8-mai-1945 sera l’axe principal du quartier. Elle reliera l’avenue Gabriel-Péri et l’écoquartier à la station de métro des Agnettes et la future gare du Grand Paris.

Le passage du bus, la ligne 366, va aussi en faire un axe majeur du quartier.

De nouvelles liaisons nord-sud vont être créées, la rue des Agnettes devrait, elle, se prolonger afin de réduire le sentiment d’isolement ressenti par les habitants du sud du quartier derrière l’immeuble Victor- Hugo. 

De nouveaux équipements vont voir le jour, lesquels ?

P. Clochette : Un signal fort du renouveau du quartier sera la démolition et la reconstruction de l’école Joliot-Curie. C’est tout un symbole de bâtir une nouvelle école dans un quartier, avec 25 classes, un centre de loisirs maternel et primaire, et peut-être aussi une salle de sport si on ne reconstruit pas un nouveau gymnase.

C’est signe de renouveau, d’un véritable coup de jeune.

Dans le même temps, un nouveau centre culturel et social va remplacer la MDC. Il regroupera, en plus de la culture, des activités et structures nouvelles. Ce sera un équipement de quartier particulièrement vivant et structurant.

Ce projet suscite beaucoup de débats de la part des habitants, en êtes-vous surpris ?

P. Clochette : Non, pas du tout. Les habitants du quartier sont de vrais Gennevillois. Ils aiment la discussion et s’expriment de manière franche et directe. J’apprécie cela. Nous avons un vrai débat, de vrais échanges.

Les rencontres et ateliers de travail avec les habitants ont eu lieu depuis le début, en 2011, maintenant il convient de faire des choix. Ils se feront toujours dans le dialogue. 

La requalification des Agnettes est faite pour les habitants, elle ne peut se construire qu’avec les habitants.

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