Gennevilliers

Nous refusons la baisse des dotations de l’Etat !

Le projet de loi de Finances de l’Etat pour 2015 confirme la perte de 11 milliards d’euros de dotations aux collectivités territoriales pour les trois prochaines années. C’est une somme énorme qui va déstabiliser les finances du bloc communal, provoquer une chute des investissements publics et diminuer à terme le niveau de service public rendu quotidiennement aux citoyens. Pour Gennevilliers, c’est moins 4 millions dans le budget 2015, moins 10 millions cumulés jusqu’en 2017 !

Le gouvernement refusant de trouver les recettes nouvelles nécessaires pour faire face à la crise et de s’engager dans une véritable politique de lutte contre la fraude fiscale, préfère sacrifier les acteurs publics locaux tout en poursuivant les cadeaux au patronat.

Ces ponctions ne peuvent qu’aggraver les effets de la récession qui frappe déjà durement le pays et déstabiliser un peu plus une société marquée par un chômage de masse par un recul des services publics de proximité.

Nos concitoyens en paieront le prix au quotidien : sous forme de diminution des services publics et de mauvais entretien des infrastructures. Les allemands ont déjà l’occasion de voir les effets de cette politique de désinvestissement. La rareté des places en crèche dans ce pays est lourde de conséquence.

Si une ville construit des logements, il faut prévoir  des infrastructures publiques comme au minimum les crèches et les écoles. L’aide à la construction ne suffira pas, il faut les moyens du fonctionnement d’une crèche (20 emplois), d’une école (10 emplois). Les communes à faible potentiel fiscal doivent être entendu, des moyens supplémentaires doivent leur etre attribués.

Pour atténuer les effets de cette politique sur les collectivités, le pouvoir impose la péréquation, c’est-à-dire le partage d’un gâteau qui se rétrécie de plus en plus. Les cartes en sont biaisées puisque seule la haute administration de Bercy détient les données qui permettent d’alimenter les mécanismes complexes créées par leur soin.

Les collectivités locales ne sont pas responsables de la crise financière d’un Etat qui a organisé – à force de baisse des impôts – son insolvabilité.

Les dotations aux communes ne sont nullement des cadeaux de l’Etat aux collectivités mais la contrepartie d’anciens impôts locaux supprimés et que l’Etat s’est engagé solennellement à compenser. Le parlement devrait faire de la réforme de la fiscalité locale une priorité.

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