Gennevilliers

Hommage à Waldeck L’huillier – 4 février 2014 – intervention de Patrice Leclerc

Mesdames, Messieurs,
Chere Marie-Claude,

J’ai souhaité dans le cadre de la campagne électorale des élections municipales rendre hommage à Waldeck L’Huillier.
Car si Gennevilliers est Gennevilliers, c’est grâce au dévouement d’équipes municipales successives qui ont su travailler au développement de notre ville de 1934 avec l’élection de Jean Grandel, premier maire communiste, puis avec Waldeck L’Huillier maire de Gennevilliers à la Libération, Lucien Lanternier, Jaques Brunhes et aujourd’hui avec  Jacques Bourgoin.

Il faut avoir cette mémoire pour construire l’avenir.

Waldeck l’Huillier fut adjoint au maire Jean Grandel de 1934 à 1939, puis maire de 1944 à 1973, conseiller général de 1944 à 1948 puis de 1959 à 1967, sénateur de la seine de 1959 à 1962, député de 1946 à 1978 avec des interruption de mandat en fonction des charcutages électoraux mis en oeuvre par la droite.

Je n’ai pas eu la chance de connaître personnellement Waldeck L’Huillier. Je suis arrivé à Gennevilliers, quelques mois trop tard car Waldeck est décédé le 4 février 1986. Mais, on m’a beaucoup parlé de lui, notamment Jacques Brunhes dont j’étais le collaborateur, et qui lui même a été le suppléant de Waldeck. Il prenait souvent en référence le travail de Waldeck.

C’était un maire bâtisseur comme on dit. Un maire dont la renommée a dépassé les frontières de notre ville et participé à faire exemple sur la qualité de la gestion communiste.

La mémoire est utile pour l’avenir. Les combats menés par Waldeck sont toujours actuels. Je ne peux résister à vous lire un passage du livre de l’Historien Jacques Girault intitulé Ouvriers en banlieue, XIX-XXe siècle.

« Ainsi avant 1939, le nombre  de logement HBM s’élève à 1 500. C’est à partir de 1945 que démarre véritablement le projet des constructions de logements populaires sous la conduite du nouveau maire, Waldeck L’Huillier.

« Combat pour la ville »
Sous ce titre, Waldeck L’Huilliers, maire de Gennevilliers de 1945 à 1973, insite longuement sur la volonté de l’équipe municipale de créer une ville moderne : implanter des industries et surtout remédier aux conditions de logement de la population ouvrière, rôle preier selon lui d’un municipalité communiste. Dès septembre 1945, la mairie adresse une brochure à toutes les familles de Gennevilliers qui contient une carte en couleur du plan d’aménagement de la ville. Le plan est soumis à l’approbation des habitants ce qui constituait une première». Aujourd’hui on parlerait de démocratie participative.

Plan qui a dessiné la ville que l’on connaît aujourd’hui.

« – les inauguration des cités qui sont l’occasion de vastes rassemblements autour du maire et du conseil municipal. A titre d’exemple : le dimanche 8 mai 1960, 3000 Gennevillois assistent à l’inauguration des 825 logements de la cité Julien Mocquard, sous la présidence d’Etienne Fajon. Il prononceun discours dénonçant les taudis réservés  la classe ouvrière, la politique du gouvernement. Il termine par un portrait de Waldeck L’Huillier, maire intègre à la stature de bâtisseur qu’il félicite au nom du Parti. »

Je rappelle cela car malheureusement le combat pour le logement social est toujours d‘actualité.

La droite départementale, menée par le réactionnaire Patrick Devedjian, veut nous interdire toute aide financière à la construction de logement sociaux.

Alors qu’aujourd’hui, nous voulons construire 600 logements par an pour répondre aux besoins des gennevillois, dont 50% en accession diversifiée à la propriété et 50% de logements sociaux, la droite départementale veut nous interdire toute construction nouvelle de logement sociaux.

Mais comme le dit à juste titre, Jacques Bourgoin, c’est en contradiction avec le contrat signé entre la ville de Gennevilliers et le département pour la résorption du logement insalubre. Le logement insalubre, qui est du logement privé, devient du logement social quand nous le détruisons pour le remplacer par un logement décent et digne. Je rajoute, 7 français sur 10 sont éligibles au logement social, 70% de la population. J’interroge : veulent-ils les chasser en refusant de construire du logement social ?

Bref, vous le voyez, les combats menés par Waldeck que ce soit sur le terrain des libertés, des valeurs de la résistance comme  du droit au logement reste profondément d’actualité.

C’est un combat que nous aurons à poursuivre dans les conditions actuelles.

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