Gennevilliers

Loi sur le logement social : peut mieux faire ! »

Communiqué de presse de Jacques Bourgoin, le 4 septembre 2012
Mercredi matin, le projet de loi sur le logement social sera présenté par Cécile Duflot en Conseil des ministres.

Parmi les mesures phares de ce projet de loi : une modification de la loi SRU avec relèvement de 20 à 25% du seuil de logements sociaux minimum obligatoire dans les villes. Pour Jacques Bourgoin, Conseiller général communiste et Maire de Gennevilliers (ville qui compte 64% de logements sociaux) «Tout ceci manque d’ambition, au regard des besoins : 3,6 millions de personnes en situation de précarité en matière de logement, 1,3 millions de demandeurs de HLM (100.000 demandeurs de logements dans les Hauts-de-Seine et 28.000 logements insalubres). C’est insuffisant également au regard des objectifs que se fixent la région Ile-de-France et Paris Métropole, de construction de 60.000 à 70.000 logements par an, dont 30% de logements sociaux».

 

Surtout, Jacques Bourgoin ne voit pas matière à contraindre réellement les villes qui ne jouent pas le jeu. Il rappelle que 14 communes des Hauts-de-Seine demeurent en dessous des 20% obligatoires de logements sociaux et que si certaines ont fait quelques efforts (+ 46% pour la ville de Neuilly qui compte désormais 4,35% de logements sociaux !) ce n’est pas sans détournement de l’esprit de la loi SRU. «Quand la droite est revenue au pouvoir, elle avait conservé l’obligation de 20% de logements sociaux minimum dans les villes de plus de 3.500 habitants mais l’a détournée de son contenu en ajoutant aux PLUS et PLAi (logement vraiment social), le PLS, logement plutôt accessible aux classes moyennes ».

A titre de comparaison pour un F3 de 60m² les loyers de base sont les suivants: PLA-I : 309.60 €, PLUS : 348.60 € et PLS : 523.20€. « Ainsi, les familles populaires ne peuvent pas vivre dans des logements PLS, logements intermédiaires inaccessibles, elles en sont automatiquement exclues ne pouvant pas payer ces loyers. Or dans les Hauts-de-Seine, la réalité de la construction des logements dit sociaux, c’est plus de 50% de PLS » souligne Jacques Bourgoin qui propose de relever à 30% le nombre de logements sociaux, dont un minimum de 20% en PLUS et PLAi et d’imposer aux villes qui ne respectent pas la loi SRU, le respect d’un quota de 50% de logements sociaux pour tout programme de construction de plus de 10 logements. Premier poste de dépense des ménages, le logement doit faire l’objet d’un plan d’urgence de la part du gouvernement pour le maire de Gennevilliers qui préconise par ailleurs l’abrogation de la loi Boutin et des aides fiscales au logement spéculatif privé. « La crise actuelle du logement n’est pas due à la crise financière. Elle est la conséquence de politiques qui ont accordé une place excessive à l’investissement privé. Résultat, le logement est devenu une marchandise et un outil de spéculation financière auquel il faut mettre un terme maintenant ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *