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Tollé : Royal dépose la marque «université populaire»

Par Thibault Lieurade le figaro.fr

Après la levée de boucliers des associations d’éducation populaire, la présidente de Désirs d’avenir a décidé de revenir sur sa demande jeudi.

S’il vous prenez l’envie de créer une marque et de l’appeler «fête de la fraternité» ou «ordre juste», c’est trop tard. Ségolène Royal a déposé le 15 janvier dernier ces appellations auprès de l’Institut national de la Propriété industrielle (INPI) pour le compte de son association Désirs d’avenir. L’ex-candidate à la présidentielle s’était également réservée le mot «université populaire» et certaines de ses déclinaisons, avant de finalement se rétracter ce jeudi.

Pourquoi ? Parce que la nouvelle a provoqué un tollé dans la mouvance d’éducation populaire, qui œuvre à diffusion de la connaissance en parallèle de l’enseignement à l’école.

Le secrétaire de l’université populaire des Hauts-de-Seine, Patrice Leclerc, a ainsi interpellé Ségolène Royal dans une lettre ouverte. «De quel droit pouvez-vous «acheter» le label Université populaire ? Appellation qui appartient au patrimoine français de l’éducation populaire», s’est-il ému. Contacté par lefigaro.fr, Patrice Leclerc rappelle que «c’est un mouvement plus que centenaire».

Onfray a cru à un «poisson d’avril»

Michel Onfray, à l’origine de l’«université populaire» de Caen, créée en 2002, a quant à lui cru à un «poisson d’avril». Pour le philosophe, «l’idée que quelqu’un qui vise la présidentielle veuille mettre la main sur une expression qui ne lui appartient pas montre le mépris qu’elle a pour tous ceux qui font ces universités populaires».

Dans le camp de la l’ex-candidate, on jure pourtant que la démarche était «motivée par l’éthique». Le secrétaire général de Désirs d’avenir, Kamel Chibli, explique dans un communiqué que cette initiative visait justement à empêcher «l’utilisation commerciale ou peu scrupuleuse de cette appellation».

Ségolène Royal a aussi déposé le terme «Espoir à gauche», nom de son courant au moment du congrès de Reims dont Vincent Peillon lui conteste à présent la direction. Sans doute pour éviter une autre utilisation «peu scrupuleuse».

 

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