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2010 peut-elle être pire que 2009 ?

L’hebdomadaire Cerises m’a demandé de rédiger son édito. Je le reproduis ci dessous.

Et si on se souhaitait une bonne année ?

2010 peut-elle être pire que 2009 ?

Cauchemar et gueule de bois de lendemain de fête. Cerise sur un gâteau mal digéré ! La droite distille son venin. Le débat sur l’identité nationale, de dérapage en dérapage, participe à « désolidariser » la société, à empêcher les identités de classe pendant que les mesures gouvernementales détricotent ce que les luttes, les rapports de force politique avaient permis de tricoter sur le dos du capitalisme.

 

 

Deuxième cerise sur le gâteau : il est difficile de trouver de l’enthousiasme dans cette période de « négociation », de discussion pour la constitution de liste « ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologique et citoyennes ». Moments incontournable, mais moments peu mobilisateurs quand alternent bonnes et mauvaises nouvelles, difficultés, déception et pas en avant….

Mais alors pourquoi cette envie d’en découdre, de faire campagne ? Pourquoi ce rêve d’un bon score pour des listes rassemblant la diversité de celles et ceux qui veulent contester le capitalisme, proposer des régions solidaires, utiles pour un développement harmonieux des êtres humain et de l’environnement ? Un bon score pour changer les rapports de force à gauche et battre la droite partout.

Certainement, les vœux reçu  d’un camarade qui cite Karl Marx dans le capital : «Sur terrain plat, de simples buttes font effet de collines.». On ne va donc pas buter sur des buttes, des petites buttes !

Je fais le pari, qu’il y a plus à gagner au milieu de toutes ces turpitudes qu’à perdre. Gagner une nouvelle expérience collective concrète sur une campagne à l’échelle nationale, régionale, comme locale avec la diversité des partis, mouvements, organisations et individus qui cherchent à se rassembler.

Le pari que l’expérience de contacts entre militants communistes, PG, de la FASE, écologistes, alternatifs, des quartiers, de la minorité du NPA, du PCOF…  que l’expériences d’initiatives communes, de rencontres entre réseaux différents,  peuvent créer les conditions d’une dynamique de campagne. Nous semons pour faire des pas supplémentaires demain.

J’ai la certitude qu’il vaut mieux faire un pas en avant, plutôt que deux pas en arrière pour engager 2010 sur nos objectifs transformateurs.

Patrice Leclerc

 

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