Transports-Aménagement

11/04/2008 intervention sur les transports et la voirie

92.jpgSéance du 11 avril 2008. Intevention de Michèle Fritsch – Budget primitif 2008  – Transports voirie

 

Monsieur le Président

Chers collègues

 

Nous abordons ici l’un des sujets cruciaux qui touchent au quotidien des altoséquanais. Nous sommes bien évidemment tous convaincus de l’importance des transports publics.

Aussi, je ne reviendrai pas sur les enjeux environnementaux, sociaux et économiques qui s’y rattachent. La mise à jour du schéma directeur de la voirie cette année pourra permettre à notre Assemblée de redéfinir la place des modes de transports en circulation douce.

 

Donner la priorité à une offre de transports publics de qualité, conçue réellement comme une alternative à l’usage de l’automobile c’est bien se placer dans une perspective de développement durable.

 

Un projet est prioritaire pour les toutes prochaines années : le prolongement du T1 entre la Seine-Saint-Denis et Rueil-Malmaison en passant par Nanterre, Gennevilliers, Asnières et Colombes. Des crédits importants de la Région Ile-de-France ont été alloués pour conduire des études sur ce projet. Il serait bien que le Conseil Général fasse de même et appuie ce projet qui concerne l’ensemble des habitants et des salariés de la boucle nord de la Seine.

De même, l’augmentation de la population francilienne et en particulier altoséquanaise rend les difficultés de transports de banlieue à banlieue, inter et intra départementale de plus en plus pesantes. Le projet du Métrophérique doit aussi être soutenue par notre Assemblée.

 

Ce souci constant qui doit être porté aux transports en commun ne signifie pas que les aménagements et l’entretien des routes doivent être abandonnés. Je noterai comme le faisait mon ami Christian Fischer l’impérieuse nécessité de lutter contre les nuisances sonores. Il s’agit bien là des conditions de vie des Altoséquanais et les 1,52 millions d’euros qui y sont consacrés ne représentent pas une réelle volonté de notre Assemblée de s’attaquer au premier des maux dont se plaignent les citadins. D’autre part, les inscriptions budgétaires concernant les travaux et les aménagements nécessaires à la sécurité routière sur les routes départementales sont inchangées, là encore c’est insuffisant.

 

Depuis l’an dernier, le département doit gérer les routes nationales et engager les travaux. Cette année vous proposez de poursuivre la municipalisation des routes départementales. Vous le savez, nous sommes contre le principe de ce transfert. Cela ne peut pas se faire d’un bloc, et si les communes en sont d’accord, cela ne peut concerner que les portions de route qui se trouvent dans les zones urbanisées. D’autre part, cela ne peut pas être prétexte à un désengagement du département de la voirie et de ses aménagements. Lors du vote du Budget primitif et du transfert des routes nationales au département nous avions souligné que ce transfert ne serait pas sans conséquence pour les communes et les Altoséquanais. Nous le voyons aujourd’hui, car ces transferts successifs sont liés.

Nous souhaiterions un état des lieux des routes des négociations en cours dans chacune des villes de notre département, ainsi qu’un bilan précis sur la compensation de l’Etat après la départementalisation des routes nationales.

 

Le second aspect de cette thématique des transports touche au droit à la mobilité pour tous et à l’accessibilité aux transports. C’est là encore une des conditions du développement durable.

 

 

Ainsi, les handicapés devront encore attendre l’année prochaine pour que le budget prenne en compte le transport spécialisé. En 2005, nous avions déjà eu l’occasion de souligner combien la mise en place d’un service de déplacement pour les personnes à mobilité réduite était un moyen de combattre l’isolement et l’exclusion. Nous avons récemment voté un rapport pour un tel dispositif, il est plus que temps de le mettre en œuvre.

 

Pour l’ensemble des modes de transports publics, cela implique de reconsidérer la participation du Conseil général au STIF, c’est-à-dire de ne plus la concevoir comme étant une obligation mais comme une priorité. A plusieurs reprises, vous avez fait part de votre opposition aux mesures liées à la réduction de 75% du prix de la carte Orange pour 1 million de personnes allocataires d’aides ou bénéficiaires du la CMU et à la gratuité des transports pour les plus démunis. Pourtant ces mesures ont un impact direct pour les Altoséquanais qui peuvent ainsi payer moins pour se déplacer.

Dans cette même orientation, nous vous réitérons notre proposition de prise en charge de la carte Imagin’R par le département à hauteur de 50% comme c’est le cas pour la majorité des Conseils généraux franciliens et l’extension de la gratuité de la carte Améthyste aux usagers de 60 ans et plus.

Pourtant la participation du département au STIF pour 2008 n’augmente que d’un peu plus de 2 M€ par rapport à l’an dernier. C’est se donner bien peu d’ambition pour le développement des transports.

 

Pour finir, je voudrais rappeler qu’une vraie ambition en matière de voirie, de transports ne peut pas être réalisée en faisant l’économie d’investissements financiers importants en faveur d’un développement des infrastructures de transports en commun, notamment pour le doublement de la ligne 13, l’extension de la ligne 4 à Bagneux.

 

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