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22/12/2006 rapport sur l’adhésion à la Fondation France/Israël

plnb.jpgSEANCE DU CONSEIL GENERAL 22 DECEMBRE 2006 – Intervention de PATRICE LECLERC

Monsieur le Président Sarkozy, mes chers collègues,
Vous proposez aujourd’hui que notre Assemblée départementale adhère moyennant 30 000 € à la Fondation France Israël et de valide le principe du parrainage d’une opération spécifique pour un montant de 30 000 €, mise en oeuvre ultérieurement et pour laquelle vous nous proposez de donner délégation à la Commission Permanente. Soit un montant minimum de 60 000 euros pour cette Fondation.

C’est lors de la visite de M. Sharon en France au mois de juillet 2005, que le président de la République, M. Jacques Chirac, et le Premier ministre israélien, M. Ariel Sharon, ont décidé de promouvoir la création d’une Fondation France Israël, qui " permette de développer les liens entre les sociétés française et israélienne dans tous les domaines de la vie culturelle, économique et universitaire ".

Pourquoi pas, sommes nous tentés de dire ! Le groupe communiste vote toutes les délibérations qui vont dans le sens de la paix ou de la coopération. Le peuple israélien a besoin de solidarité international, tout comme le peuple palestinien pour favoriser et aider tout ce qui peut avancer vers la paix et le règlement positif du conflit.

Cela est d’autant plus important que les tensions au Proche Orient ne cesse de s’accroître. Au Liban, suite à l’assassinat du Ministre Bachir JEMAYEL, en Irak, où l’échec de la politique du Président Bush est maintenant reconnue par tous et au sein même du parti conservateur américain. Heureusement que la France ne s’est pas engagée dans cette aventure guerrière et à eu le courage de résister dans les instances internationales aux injonctions américaines comme à leurs supporters en France et en Europe. Heureusement que la France ne s’aligne pas totalement sur la politique américaine au proche Orient, et vis-à-vis du conflit Israélo-palestinien en particulier.

Nous avons le sentiment Monsieur le Président Sarkozy, que la politique internationale que vous conduisez avec le département des Hauts-de-Seine ne va pas dans le bon sens. Elle n’est pas teintée d’équilibre, d’une même volonté bienveillante à l’égard des initiatives de coopération, ou politiques selon qu’elle viennent d’Israël ou de Palestine. Ce sentiment est confirmé par les actes de votre majorité UMP/UDF.

Depuis Juin 2003, ce sont 6 délibérations qui ont été votés en faveur d’association qui interviennent en soutien à Israël, pas une seule en soutien ou en direction de la Palestine et du peuple palestinien.

Le 23 juin 2006, je vous proposais, au nom du groupe communiste " dans l’objectif de contribuer à faire avancer une paix négociée au Proche Orient, que notre assemblée fasse des vœux, prenne aussi des actes pour que soit rétablie l’aide financière de l’union européenne à la Palestine, le reversement des taxes douanières dus par Israël à la Palestine, ainsi que pour l’application de la décision de la Cour internationale de justice ordonnant le démantèlement du Mur en territoire palestinien. " Rien aucune intervention, aucune expression n’a été faite en ce sens depuis.

Nous ne pouvons, Monsieur le Président que regretter cette politique unilatérale, qui ne se juge pas que sur un seul rapport, qui consiste a développer des partenariats et afficher son soutien qu’a l’un des protagonistes quand l’intérêt premier, celui de la paix devrait nous inviter à travailler avec tous.

Nous nous opposons à l’article 3 qui donne délégation à la Commission Permanente pour approuver l’opération mentionnée à l’article 2 et tous dossiers relatifs à la Fondation France-Israël, pour que ces dossiers passent en séance publique.

Nous nous abstiendrons sur ce rapport tout en vous demandant de prendre des initiatives politiques allant dans le sens de la paix. En plus des vœux, des expressions politiques de notre assemblée, nous avons de multiples occasions pour organiser dans notre département des initiatives comme celle de Gennevilliers par exemple, ou, lors de son festival International de l’Image et de la Jeunesse, une délégation composée d’une dizaine de jeunes d’Israël et de Palestine, est venue à Gennevilliers présenter un film sur le thème de la lutte contre les préjugés. De l’avis, même de ces jeunes, cela a aidé à la connaissance mutuelle entre des jeunes des deux peuples, des deux pays. C’est une contribution, certes modeste, mais une contribution tout de même à la paix.

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