24/03/06 intervention sur le logement

Intervention générale sur logement    Intervention de Jacques Bourgoin Monsieur le Président, cher(e)s collègues,

Dans cette journée de débat budgétaire, s’il est un moment particulièrement important c’est bien celui du budget du logement.

Pourquoi ? Parce qu’il est essentiel pour répondre clairement et dans la transparence à la question : contribuons-nous à permettre d’habiter dans des conditions décentes dans leur département à l’ensemble des Altoséquanais ?

Quelle réponse aux dizaines de milliers de salariés qui viennent travailler dans notre département sans pouvoir s’y loger et passent des heures dans les transports ?

Quelle réponse aux centaines d’étudiants, pour qui les places en résidence universitaire ou foyer de jeunes diminuent de manière très importante et qui ne peuvent accéder aux logements locatifs au prix exorbitant ?

Quelle réponse au 75 000 demandeurs de logement prioritaires, dont là encore, de nombreux jeunes en l’attente d’un premier logement ?

Quelle réponse aux milliers de familles habitant dans l’habitat insalubre, à ceux demeurant dans des hôtels sans élément de confort et aux familles bloquées dans l’hébergement d’urgence ?

A votre réponse indiquant une augmentation de 34% des crédits consacrés à la construction. Je voudrais à ce propos faire deux remarques :

D’abord ces crédits ne représentent qu’un quart du budget logement. Malgré cette augmentation avec un budget global de 48 millions d’euros, il reste toujours très inférieur au budget habitat et logement du budget 1996, d’un montant de 63 millions d’euros. Vous le voyez, il reste encore beaucoup de progrès à faire.

Deuxième remarque : le bilan 2005 constate la réalisation de 1500 logements sociaux. 34% en plus signifie donc 2000 logements pour 2006 soit moins qu’en 2004. Nous sommes très loin de l’objectif des 3300 logements affiché, qui nécessiterait plus que le doublement du budget pour la construction.

Mais nous savons tous dans cette assemblée que le problème n’est pas d’abord financier. C’est le manque de volonté politique persistante qui fait que 16 villes sur 36 (le chiffre n’a pas changé) toutes dirigées par la droite sont en-dessous du seuil des 20% de logements sociaux et sont hors la loi SRU.

Le bilan 2005, particulièrement inquiétant renforce notre détermination contre la vente du logement social que vous avez malheureusement engagée avec l’office départemental.

Ceci est à l’opposé des propositions que nous avons maintes fois réitérées pour la mise en place d’une aide départementale pour l’accession sociale à la propriété, mais pour des logements nouveaux ! Pas pour la vente des HLM !

Je terminerai en évoquant la question de la lutte contre l’habitat indigne. Bien sûr elle dépend de l’initiative des communes et de convention avec l’Etat comme nous l’avons fait à Gennevilliers, avec le soutien du Conseil général. Vous nous avez indiqué le chiffre de 26 000 logements indignes ou insalubres dans les Hauts-de-Seine, soit près de 4% des logements des Hauts-de-Seine. Cette réalité nécessite une initiative forte de notre département et de mettre en place les moyens financiers à cet effet.

Vous le voyez, le retour à un budget habitat et logement au niveau des 63 millions du budget d’il y a 10 ans permettrait la politique volontariste nécessaire permettant à tous les Altoséquanais de pouvoir habiter dignement dans notre département.

 

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