Culture

10/06/05 question orale la politique culturelle

QUESTION ORALE DE MONSIEUR PATRICE LECLERC A MONSIEUR LE PRESIDENT SARKOZY

Monsieur le Président,

Lors de la séance sur le budget des 24 et 25 mars 2005, notre groupe vous avait fait part de ses grandes inquiétudes quant à ce que nous percevions de votre politique culturelle.

SEANCE DU CONSEIL GENERAL DU 10 JUIN 2005 GROUPE COMMUNISTE

 

 

 

Nous n’avons eu aucune réponse lors de cette séance sur nos questionnements, juste un silence qui pourrait s’apparenter à de l’indifférence vis-à-vis de votre opposition. Je n’ose pas croire qu’il s’agissait d’une difficulté, pour vous, d’apporter des réponses précises à nos questions sur vos ambitions en matière culturelle.

Nos inquiétudes exposées alors, demeurent.

 

Inquiétudes d’autant plus fortes, que si l’on écoute vos amis, vos propos dans cette assemblée ne sont pas destinées qu’aux altoséquanais : la politique développée ici a vocation de laboratoire, d’exemple pour le pays entier !

Nous aimerions donc avoir aujourd’hui des réponses précises sur trois aspects importants de ce qui risque de former l’épine dorsale de votre « politique expérimentale » en matière de culture dans notre département.

Maintenez-vous, Monsieur le Président, cette formule, ayant vocation stratégique, et que vous avez plusieurs fois utilisée à propos de la Culture : «Qui paie décide et qui veut décider doit payer » ?

Nous voyons un danger avec cette conception dans le domaine de la culture, en matière de liberté de création et, plus largement, d’autonomie de projet, de fonctionnement des institutions et associations culturelles du département. Ce n’est certainement qu’un mauvais procès de notre part sur cette forme de « loi de l’argent » dans l’art que pourrait mener une collectivité locale. Nous aimerions que vous nous éclairiez sur ce que cela veut dire concrètement et comment comptez-vous continuer d’aider la création et la diffusion culturelle dans notre département ?

Vous affichez le fait que la culture n’est pas une priorité pour notre département en prenant appui sur le fait que la culture n’a pas été classée comme une priorité par les habitants et les élus des Hauts-de-Seine, qui ont participé aux états généraux. Cela se traduit dès cette année par une baisse du budget, pensez-vous poursuivre ces baisses de dotation budgétaire à l’avenir, jusqu’à quel niveau et dans quel domaine ?

Vous avez diminué le budget de Chorus et les subventions aux actions de proximité. C’est une suite logique de vos propos critiquant à plusieurs reprises le fait que cela aide des initiatives d’intérêt communal ou local. Le groupe communiste pense qu’il n’y a aucun mal à ce que notre département s’associe à des villes pour faire de la diffusion culturelle de proximité. Nous souhaitons même que le département ne s’interdise pas d’aider au développement d’initiatives de proximité, car notre collectivité locale doit aussi aider à développer des dynamiques locales, être proche des gens.

Par contre, notre assemblée devrait, sur ce point, pour ne pas être qu’un simple guichet financier, se doter d’ambitions culturelles, d’une stratègie d’aide à la réduction des inégalités en terme d’accès à la culture (création et diffusion) qui pourraient servir à produire des critères politiques pour l’attribution d’aide aux actions de proximité. Qu’en pensez-vous ?

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