action sociale

6-12-2004. Question orale sur la petite enfance

Question orale de Nadine Garcia relative aux structures d’accueil de la petite enfance. Séance du 6 décembre 2004.

Monsieur le président, Chers collègues,

Lors de la réunion de la Commission permanente du 27 septembre dernier vous avez fait adopter par votre majorité départementale une disposition visant à aider financièrement les structures privées à but lucratif, plus simplement les crèches privées, au même niveau que les crèches publiques.

Nous vous avons fait part de notre désaccord total avec cette mesure qui, loin de répondre aux besoins des familles, renforcera les inégalités sociales et spatiales dans notre département.

En effet, il est particulièrement choquant que le Département, en s’appuyant sur les fonds publics de la CAF et de l’Etat, ouvre le marché prometteur de la petite enfance au secteur privé qui, comme chacun le sait, a pour unique objectif « de dégager de la marge » et non de répondre aux besoins des citoyens.

« Un énorme marché pour ceux qui ont du flair » comme l’a écrit la presse.

Seules les familles dont le quotient familial sera le plus élevé trouveront, à l’évidence, place dans ces structures privées.

Pour les autres, la grande majorité, ce sera encore et toujours l’angoisse pour trouver un mode d’accueil pour leur enfant.

Cette situation découle d’un désengagement financier du Conseil général en matière de Petite enfance, ce que le Groupe communiste dénonce depuis plusieurs années.

Pour notre part, nous pensons que répondre à ces importants besoins des familles passe par une politique ambitieuse du département en matière de petite enfance.

Pour cela il faut inverser les choix budgétaires, tant en investissement qu’en fonctionnement, afin de créer 5000 places en crèches publiques – comme nous ne cessons de le demander – et comme nous l’avons proposé dans la charte que nous avons élaborée avec des professionnels de ce secteur – un exemple de démocratie participative auquel vous ne répondez pas ! -.

Parallèlement un effort conséquent doit être fait par le Département pour former les puéricultrices et auxiliaires de puériculture dont le nombre fait cruellement défaut – au point que dans certaines crèches des berceaux restent vides. Le Département devrait être à l’initiative de la création d’une école à cet effet.

C’est d’un véritable service public d’accueil et de qualité pour la petite enfance dont notre département a besoin.

Aujourd’hui, vous ne répondez en aucune façon aux besoins des altoséquanais dans ce domaine.

C’est pourquoi Monsieur le Président, nous vous demandons quelles sont vos intentions pour répondre efficacement à ce problème urgent car il n’est pas pensable qu’un département comme celui des Hauts-de-Seine reste sans réponse réelle.

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