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Voeu pour la défense des services sociaux du département

Voeu adopté au Conseil municipal du mercredi 18 décembre 2019

Les services sociaux dépendant du département sont des services publics indispensables dans notre société, pour réduire les inégalités sociales, et garantir l’accès aux droits fondamentaux.

Les PMI assurent la prévention et la protection sanitaire des tous petits et des mamans, à travers l’accueil inconditionnel des bébés et de leurs parents, les suivis de grossesse, la vaccination, la prévention sanitaire dans les écoles maternelles etc. L’aide sociale à l’enfance, ASE, protège l’enfance en danger, et agit pour que tous les enfants et les jeunes isolés de leurs familles trouvent leur place dans la société. Enfin, les espaces départementaux d’action sociale, EDAS, répondent aux difficultés sociales des habitant.e.s dans leur accès aux droits : emploi, logement, aides sociales etc.

Pourtant, ces dernières années, et malgré l’opposition totale des élu.e.s départementaux Front de Gauche et Citoyens, la droite départementale n’a pas cesser de réduire drastiquement les effectifs et les moyens consacrés à l’action sociale, provoquant des difficultés croissantes d’accès à ces services, jusqu’à leur disparition dans certains cas.

La situation est devenue catastrophique dans tout le département. Les travailleurs sociaux sont de moins en moins nombreux, et ceux qui restent subissent des conditions de travail très dégradées. Au-delà du stress provoqué par l’importance des missions à réaliser à effectifs réduits, les agents doivent faire face à la frustration et l’inquiétude croissantes des personnes en précarité, qui ne parviennent pas à être accompagnées faute de personnel disponible.

Gennevilliers n’est pas épargné par cette dégradation des services départementaux, et cela a des conséquences importantes pour le CCAS de la ville et les associations de solidarité, qui reçoivent un nombre croissant de personnes en grande précarité, et qui n’ont pu être aidées et accompagnées par le département.

Cependant, plutôt que de revenir sur sa politique de désengagement, dans un département parmi les plus riches de France, présentant un excédent financier d’un demi-milliard d’euros, la droite départementale poursuit sa logique destructrice, à travers la mise en place, cette année, d’une réorganisation complète des services sociaux départementaux, qui seront regroupés en 13 pôles sociaux uniques, au détriment de toutes les structures de proximité, identifiées par les habitant.e.s, et présentes aujourd’hui dans toutes les villes du département.

Face à ce bouleversement de la solidarité départementale, les travailleurs sociaux ont manifesté leur colère et leur inquiétude pour l’avenir de leurs missions, et les conséquences que cela aura pour toutes et tous les Alto-séquanais qui bénéficient de ces services publics fondamentaux.

Les Gennevilloi.e.s et Alto-séquanais en difficulté sociale ne doivent pas être délaissés, et pour cela, les missions de services publics de proximité exercées par les personnels des PMI, de l’ASE et des EDAS doivent être préservés dans tout le département.

Le Conseil Municipal de Gennevilliers, demande au Conseil Départemental des Hauts-de-Seine de maintenir ses services sociaux existants, dans toutes les villes.

De plus, un accueil inconditionnel des habitant.e.s doit être garanti dans ces structures, tandis que les conditions d’accompagnement et conditions de travail des agents départementaux doivent être améliorées dans toutes ces structures.

Enfin, le Conseil Municipal de Gennevilliers, demande au Départemental d’augmenter le nombre d’agents dans ses services sociaux, et d’allouer à ces services, des moyens à la hauteur des besoins auxquels ils doivent répondre.

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