Communiqué sur la commission européenne et le THD dans le 92
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La Commission européennea annoncé le 30 septembre avoir approuvé le financement public de 59 million d'euros du projet de réseau de très haut débit du département des Hauts-de-Seine.
Elle précise dans son communiqué que « l’infrastructure passive, neutre et ouverte de très haut débit, couvre l'intégralité du territoire du département français des Hauts-de-Seine, y compris les zones non rentables » et que  « la compensation n'excède pas le cout du déploiement du réseau dans les zones non rentables du Département. »
La décision intégrale de la Commission n’est pas encore publiée.

A ce stade, deux questions restent posées.

On peut être très surpris par l’analyse de la Commission quand, dans le même temps, le régulateur français, l’ARCEP, dans son projet de Décision sur l’accès aux réseaux très haut débit en fibre optique, a classé toutes les communes des Hauts-de-Seine en zone très dense.
Les zones très denses sont définies par l’ARCEP « comme les zones à forte concentration de population, où il est économiquement viable pour plusieurs opérateurs de déployer leurs propres infrastructures, en l’occurrence leurs réseaux de fibre optique, au plus près des logements. En d’autres termes, il est possible qu’il y ait dans ces zones plusieurs réseaux capillaires déployés en parallèle. Dans la majorité de ces zones, les principaux acteurs du marché ont préparé ou engagé des déploiements ». Cette définition a été entérinée par l’Autorité de la Concurrence dans son avis du 22 septembre dernier sur le projet de Décision de l’ARCEP.
Effectivement, dans le département des Hauts-de-Seine existent déjà de nombreux réseaux d’opérateurs privés ou des réseaux d’initiative publique déployés dans le cadre de délégation de service public sans subventionnement.
La subvention considérable que va verser le département, correspondant à la construction de plusieurs collèges, promet de n’être qu’un cadeau de plus fait à des entreprises privées, au premier rang desquelles Numéricable. Cet argent pourrait être mieux utilisé à des fins correspondant aux besoins des habitants.
D’autre part, force est de constater que lorsque l’assemblée délibérante du Conseil général a été saisie du dossier, jamais l’exécutif du département n’a produit aux conseillers généraux un document délimitant sur le territoire des Hauts-de-Seine, des zones rentables des zones non rentables.
Je demande la publication de ce document qui doit être accompagné d’une carte permettant à chaque ville de situer son territoire et ses quartiers.
La transparence doit s’imposer et l’exécutif du Conseil général en est encore loin, d’où la nécessité de demeurer particulièrement vigilant sur l’usage des fonds publics pour subventionner des entreprises privées.

Patrice Leclerc

Conseiller général le 1er octobre 2009

Commentaires
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etienne  - un monde a l'envers   |2009-10-01 15:25:42
c'est étonnant de voir un tel acharnement contre un projet qui en fait est plus socialiste que capitaliste

Il consiste a faire de la perequation entre quartiers dense et moins dense d'un territoire.

Si parfois les querelles politiciennes sont louables, ne faut il pas de temps en temps admettre que l'idée des autres et pas si mauvaise. l'entetement ressemble parfois a une forme d'aveuglement.
Pour autant etre vigilant sur la depense publique est bien légitime. Mais eviter les proces d'intention ne nuirait sans doute pas a cette bonne gestion.

Le projet DEBITEX dans le departement de nos voisins du 93 .. est il meilleur du fait qu'il est géré par un autre parti ? sans doute pas

enfin, ne pas opposer un investissement qui permette a tous les colleges et ecoles d'acceder aux outils les plus modernes dans les prochaines decennies est aussi crucial que de maintenir des batiments dans un etat de qualité pour l'accueil de nos enfants.
Donc n'opposons pas les bonnes initiatives
Leclerc Patrice  - monde à l'envers   |2009-10-01 16:17:57
La thématique du "monde à l'envers" est celle que m'oppose P.Devedjian. Un bel habillage pour utiliser de l'argent public pour financer une part des investissements de Numéricable.
Pensez vous vraiment que la commission européenne, Patrick Devedjian, Nicolas Sarkozy sont devenus socialistes sur ce sujet? Ce qui serait plus juste de dire c'est socialisation des investissements et privatisation des profits !
Quand à l'argument sur le cablage des écoles, collèges et lycées je suis au regret de vous informer que si le conseil général du 92 n'avait pas abandonné son plan initial de cablage avec le SIpperec au profit de son projet de THD, ces établissements publics seraient déjà cablés.
amicalement,
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