Mardi 10 septembre je participerai à la manifestation pour les salaires, l'emploi, les conditions de travail et les retraites. Je vous invite à participer à ce grand mouvement social qui se met en marche.

Je reproduis ci dessous l'appel de la CGT:

Inquiétudes, amertume et colère ne cessent de grandir parmi nous… salariés, jeunes, privés d’emploi, retraités.

Les salaires, les minima sociaux et les pensions stagnent ou régressent. Le chômage continue sa hausse insupportable. Nos conditions de travail se dégradent. La jeunesse galère de petits boulots en sales boulots. La perspective d’une retraite bien méritée et d’une reconnaissance de la pénibilité au travail s’éloignent... Nous vivons de plus en plus mal l’aggravation des inégalités, l’intensification de la précarité et de la misère.

Déclaration de l'ANECR

Le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi gouvernemental relatif à « la modernisation de l’action publique et l’affirmation des métropoles » par 182 voix contre 38. Le texte a bénéficié de l’appui « bienveillant » du groupe UMP (32 pour,  92 abstentions, 7 contre). Le vote dans les autres groupes se décline comme suit :

Groupe socialiste : 122 pour, 4 contre.

Groupe Communiste, Républicain et Citoyen : 19 contre.

Groupe écologiste : 12 abstentions,

Groupe Union des Démocrates et Indépendants : 10 pour, 2 contre, 20 abstentions.

Groupe RDSE : 17 pour, 1 abstention.

Sénateurs ne figurant sur aucun groupe : 1 pour, 6 contre.

La Haute Assemblée a donc validé un texte visant à ancrer dans les institutions françaises une entité nouvelle –la métropole- conduisant à une régression démocratique en éloignant les citoyens et en réduisant leur souveraineté.

La revue du Projet l'a demandé un article sur la ville lente. Le voici.

La slow attitude n'est pas un mouvement nouveau. Il se développe depuis la fin des années 80 sur plusieurs thématiques villes lentes, slow food, avec un point commun à chaque fois la recherche d'une meilleure qualité de vie.

Il ne s'agit pas d'une idée « naturellement » communiste, mais d'une idée à regarder de près tant elle peut nous interpeler sur nos pratiques politiques en directions des milieux populaires, en plus de la question de la qualité de la vie.

Depuis deux mois j'enchaine les rencontres individuelles et collectives, jour après jour. Beaucoup de terrain pour mieux appréhender la ville, les femmes et les hommes qui la composent, qui la construisent, leur diversité, leur façon complémentaire d'apprécier un bilan municipal, de critiquer ce qui ne leur convient pas,...  J'apprends beaucoup dans cette phase d'écoute pour me forger une opinion la plus complète, créer les conditions d'une action rassembleuse portée par de fortes convictions.

J'apprécie l'accueil qui m'est fait et la franchise des discussions lors des portes-à-portes, des réunions d'appartements, les points de rencontres, les discussions individuelles. Avec cette multitude de rencontres humaines, je ne perds pas mon temps, j'en gagne en connaissance de la complexité d'une ville, en liens humains,  en compréhension des enjeux.

Je m'inquiète aussi ; ce que je perçois comme un repli désespéré est désespérant pour le militant engagé. Combien de personne pense : qu'agir ne sert à rien, qu'on ne peut rien faire pour améliorer les choses, ou plus commun encore « tous les mêmes ces politiques, tous pourris » ?