metropoleUne majorité de maires et présidents de communautés d’agglomération de Paris et de la petite couronne (94 %) viennent de voter un projet pour la métropole du Grand Paris davantage basée sur le respect des communes et intercommunalités.

À l’opposé de la vision centralisée et autoritaire initialement proposée par le gouvernement et une majorité de parlementaires, les maires défendent une vision et des projets construits sur le terrain, avec les acteurs locaux. La balle est à nouveau dans le camp des sénateurs et députés, et nous restons très mobilisés pour que nos exigences soient respectées jusqu’au vote final. Cette démarche collective est aussi une condition de la réussite de la future métropole du Grand Paris.

L'humanité du jeudi 20 octobre 2014 a publié mar réponse à cette question.

Non, mais tout est fait pour les faire disparaître. Je pense qu'il y a une convergence d'analyse entre les libéraux et les sociaux libéraux : pour eux la commune n'est pas adaptée à l'Europe, elle est un frein au détournement de l'argent public vers la spéculation financière. La commune est aussi le lieu de proximité échappant au bi-partisme en permettant des expérimentations politiques en proximité. Elle est un enjeu stratégique car la ville, le territoire, est devenu l'espace de socialisation de la majorité de la population, rôle que tenait au XXe siècle l'entreprise.

laiciteJe suis maire, communiste, matérialiste indifférent à l’existence ou non d’un dieu.

Je suis élu dans une ville ou la question de la laïcité fait partie du débat public, et un peu moins du débat politique, peu publiquement, mais dans les appartements, dans les cafés, par les voisins de la mosquée. La peur certainement d’affronter une question forte en polémiques potentielles.

Laïcité vécue comme une agression antireligieuse, voir islamophobe. Laïcité vécue comme remise en question avec la présence de nombreuses femmes voilées dans l’espace public. Laïcité appelée, convoquée pour pouvoir assurer sa liberté de vie. Chacun s’en doute, le climat national et international stigmatisant une religion, des populations n’arrangent rien en poussant soit à la haine ou la peur de l’autre, soit au repli.

Je suis révulsé par la mort d’Hervé Gourdel, décapité, par ses ravisseurs.

Mes pensées vont à sa famille et ses proches, frappés par un deuil si horrible. Cet acte odieux suscite une vague d’émotion. Le Conseil municipal de Gennevilliers, réuni en séance plénière mercredi 24 septembre, s’est associé au sentiment d’effroi que partage notre pays.

Ce crime barbare ne doit pas rester impuni. Leurs auteurs doivent être jugés. A cette fin, je demande à la France de saisir la Cour internationale de La Haye, l’ONU et les états membres doivent lui donner les moyens d’investiguer et de juger tous les coupables, des commanditaires aux bourreaux.