Article paru dans l'Humanité du 27 Octobre 2015

Le maire PCF de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Patrice Leclerc, évoque l’accentuation du sentiment d’abandon et de relégation chez les jeunes des quartiers populaires depuis 2005.

Quel souvenir avez-vous de 2005 ?

Photo : Patrick NussbaumPatrice Leclerc En 2005, les élus ont été sur 
le terrain jour et nuit, aidés par des bénévoles, des habitants et des jeunes eux-mêmes pour essayer de temporiser un maximum. Les liens du maire de l’époque avec eux ont permis que ça ne se passe pas trop mal. Je me rappelle avoir fait sortir d’un quartier le préfet et un journaliste de télévision, venus pour filmer alors qu’il n’y avait aucun incident. C’était le meilleur moyen d’en déclencher un.

Qu’est-ce qui a changé depuis ?

L'Académie des Banlieues (voir le site) m'a demandé dans le cadre de sa programmation au sein du Salon d'Automne 2015 (voir le site) de relire le texte écrit par Jean-Charles Massera, "Quelque chose en nous de général", dont nous avions fait une première au T2G (Production - création « Nouvelles Scènes — I Love Dijon », Dijon. 2001 pour la version originale, réécrite et réactualisée grâce au soutien du Théâtre de Gennevilliers - Centre Dramatique National de Création Contemporaine dans le cadre du festival (tjcc) 2015 sous la direction de Pascal Rambert. 8ème édition – les 4, 5 et 6 juin 2015. Programmation Joris Lacoste, en compagnie d’Elise Simonet et Grégory Castéra)

Cela aura lieu le samedi 17 octobre à 15h sur les Champs Elysées.

affichePL2015Publiée par l'Humanité le 2 septembre sous le titre: "Du courage politique pour le logement"

Tribune de Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, vice-président de Paris Métropole

Souvent, les partisans d’une métropole centralisatrice, argumentent sur le fait que cela sera un atout pour répondre à la grave crise du logement que connaît notre région Ile-de-France. Cela serait bien si c’était vrai… mais c’est faux !

Après la déroute du PS aux dernières élections municipales, la droite est malheureusement majoritaire en nombre de commune sur le territoire de la Métropole de Paris. Elle aura donc la présidence. La possible présidente de la Métropole, NKM, vient récemment de déclarer vouloir « vendre aux occupants une partie du parc HLM». C’est justement de logements sociaux que l’on manque en Ile-de-France et en vendre n’en fera pas augmenter leur nombre ! La droite aggravera la situation.

Paru dans la Tribune. Les objectifs de développement économiques ambitieux de la métropole du Grand Paris posent aussi la question de l'intégration des populations modestes résidentes. Le risque existe de créer une métropole à deux vitesses

La métropole du Grand Paris sera-t-elle capable de résorber au moins en partie les fortes inégalités sociales franciliennes ? La question est essentielle. D'autant que la lutte contre les inégalités est une condition sine qua non pour que l'ensemble des parties prenantes à la construction de la métropole (ménages, entreprises, politiques) tirent dans le même sens. Le député Daniel Goldberg définissait ainsi l'un des rôles fondamentaux du Grand Paris : « Privilégier l'intérêt général sur le repli sur soi par le haut de l'échelle sociale, afin de résorber les inégalités territoriales. »

Villenecommun

La Ville en Commun s’est constituée ce jeudi 7 mai 2015.

Inquiets de la crise politique profonde qui traverse la France, ses initiateurs ont pour ambition d’aider à réinventer des politiques territoriales transformatrices et émancipatrices et à les expérimenter chaque fois que possible.

La Ville en Commun réunit des syndicalistes, des responsables associatifs, des élus, des chercheurs et des praticiens / professionnels du territoire. Elle constitue ainsi un lieu de réflexion et de production d’idées. Elle recherche dans la multiplicité des expériences municipales, citoyennes ou alternatives, en France ou ailleurs, les vecteurs d’une nouvelle dynamique démocratique, assise sur des idéaux d’émancipation individuelle et sociale.

Le redécoupage cantonal devrait profiter à la droite (le Monde)
L'agrandissement des zones électorales donne une " prime " aux partis qui arrivent en tête du scrutin

C'est une conséquence arithmétique du redécoupage cantonal qui n'avait peut-être pas été anticipée par le pouvoir en place. " Cette loi est bien connue de tous les chercheurs ", assure pourtant Vincent Pons, conseiller en stratégie électorale : l'agrandissement des zones d'élections donne toujours une " prime " importante au parti déjà en tête.