Avec le développement de la pollution, ce n’est pas la planète qui est en danger, (elle a vu pire !), c’est l’espèce humaine et tous les êtres vivants. Déjà, ce sont 48 000 morts dus aux émissions de particules fines par les véhicules qui sont comptabilisés par an en France, dont près de 3000 dans la Métropole du Grand Paris.

Il faut donc agir. Nous partageons la nécessité politique de changer nos modes de consommation comme nos modes de transport. Il y a urgence. Il en va de notre santé, celle de nos enfants et petits-enfants.

Mais, nous alertons sur le risque que cela se fasse, une fois de plus sur le dos des milieux populaires si l’Etat, la Région, la Métropole ne prennent pas des mesures d’urgence pour que la lutte contre la pollution ne se traduise pas par une pénalisation et aggravation des conditions de vie des salariés et des milieux populaires. C’est ce qui se passe aujourd’hui avec la montée du prix de l’essence et du gasoil décidée par le gouvernement qui ne taxe pas les grosses voitures, ne touche pas au prix du Kérosène et privilégie la liaison aéroport Charles de Gaulle/Paris alors que nous sommes des centaines de milliers à demander des investissements pour les lignes du RER.

La suppression des voitures, camions et cars polluants dans la Métropole dans les prochaines années n’aura pas les mêmes conséquences selon son pouvoir d’achat. Même des aides de l’ordre de 15 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ne mettent pas à la portée de toutes et tous l’achat d’un véhicule neuf électrique car il restera au minimum 10 000 euros “à sortir”. Pensons aussi à tous ces autoentrepreneurs que les gouvernements successifs ont encouragé à développer leur activité mais n’auront pas les moyens, malgré les aides, d’acheter un véhicule utilitaire neuf.

Il y a une dépendance quotidienne à la voiture pour aller travailler dans une autre banlieue parce que les transports en commun ne sont pas adaptés, et que la ligne 13, le RER C et le T1 offrent des conditions de transport déplorables et insuffisants pour faire face à l’accroissement des besoins. La prolongation de la ligne 14 et le développement du Vélib’ dans les villes de la Métropole seront utiles mais largement insuffisant pour répondre aux besoins de mobilité.

Nous demandons donc à l’Etat, la Région, la Métropole, la RATP et la SGP (Société du Grand Paris) d’anticiper et de coordonner leurs mesures visant à faire disparaitre les véhicules à essence ou diesel en développant les solutions alternatives en :

- Engageant immédiatement les études pour le dédoublement de la ligne 13 de métro afin d’augmenter le nombre de rames et donc le nombre de voyageurs se déplaçant dans de bonnes conditions,

- Changeant rapidement les rames du T1 pour augmenter le nombre de voyageurs transportés dans de meilleures conditions,

- Tenant les délais pour la réalisation de la ligne 15 du métro en 2030,

- Développant un plan d’aide à l’installation de prises électriques pour les recharges des véhicules électriques.

- Adaptant le réseau de bus aux objectifs de diminution des véhicules particuliers.

- Mettant en place des aides pour les autoentrepreneurs et plus importantes pour les personnes à faibles revenus qui sont obligées d’acheter des véhicules d’occasion à cause de la faiblesse de leur pouvoir d’achat.

- Assurant des engagements financiers en matière de fret ferroviaire.

 

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