Désormais, plus personne ne conteste le fait métropolitain. Mais qu’entend-on par métropole ? L’institution version MAPTAM, les grandes intercommunalités comme Lille, Lyon ou Marseille ? Ou encore l’immense territoire urbain, dense, cosmopolite et connecté au monde ? Métropole mondiale, le Grand Paris produit 30 % de la richesse nationale sur une surface de 1/1000e de la France. Son impact est tel sur tout le pays que l’on pourrait paraphraser : Dis-moi quel est le Grand Paris que tu fais, je te dirai quelle France tu veux ! Plus qu’un territoire de vie, le Grand Paris est entré dans le vocabulaire courant comme dans les imaginaires. Le sujet politique n’est donc plus de savoir si l’on est pour ou contre le grand Paris, mais quel Grand Paris. Celui de la finance où building luxueux côtoient la grande pauvreté, ou Grand Paris humain. Affaire de choix politiques… ? Pour dessiner ce projet de l’égalité, sans doute est-il utile de faire un détour autant par la parole citoyenne que par l’analyse des effets qualitatifs que produit le fait d’être une si grande ville. Singulière parmi les grandes métropoles mondiales, le Grand Paris recèle des atouts par son histoire, sa sociologie, son patrimoine culturel et industriel, sa « banlieue rouge ». Forts de ces échanges, l’objet de la journée pourrait être d’identifier des leviers permettant de transformer les formidables opportunités qu’offre cette immense unité urbaine cosmopolite et connectée à la planète pour sortir des crises du logement, du foncier, des transports, de l’emploi, de l’environnement… Et finalement, dessiner le projet d’un Grand Paris populaire pour faire société à cette échelle. Henri Lefebvre, écrirait peut-être cinquante ans après : le droit à la métropole.

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