Gennevilliers Ne faites pas comme ma grand-mère !

 

Beaucoup d’éléments de notre présent rappellent la période du Front populaire : la montée des partis d’extrême droite en Europe, la crise économique avec un fort chômage, la Crise politique. Par contre le mouvement social est dans un moins bon état qu’alors, syndicats, associations et partis progressistes ne sont pas réunis sur un projet de transformation sociale. Le gouvernement actuel donne plus le sentiment de détricoter les acquis sociaux, de plier aux injonctions du patronat, plutôt que de s’inscrire dans la construction « d’un monde meilleur aux lendemains qui chantent ».

Nous parlons avec fierté du Front Populaire car c’est le « moment majeur où émerge le monde ouvrier, où la démocratie en crise a été défendue par une mobilisation sociale » (Serge WOLIKOW). Nous en parlons avec fierté car c’est notre monde, le monde du travail et de la création qui a marqué positivement l’histoire, qui a fait Gennevilliers.

Cette fierté doit et peut se retrouver aujourd’hui avec la jeunesse de notre ville qui mène des actions de solidarité internationale, développe des maraudes pour aider les plus démunis. Cette fierté nous l’avons avec ces collectifs d’habitants qui inventent un nouvel art de ville populaire, un art de vivre du commun en créant des jardins partagés, ou avec les incroyables comestibles qui installent des jardinières de légumes en libre service sur les trottoirs de la ville. Cette fierté nous la cultivons avec notre politique municipale qui développe un fort service public, fait de la culture et de l’épanouissement des enfants sa priorité. Le mouvement associatif, avec ses centaines de bénévoles, cultive aussi le sens du commun, l’engagement collectif pour faire société. Il est souvent un rempart à la marchandisation.

Notre monde n’est pas celui de 1936. Il n’en est pas moins nécessaire de poursuivre et réactualiser les combats d’alors contre l’accaparement des richesses par quelques uns, pour le droit aux vacances, pour le droit au travail et à un salaire décent, pour protéger les êtres humains et la nature, pour l’égalité femme/homme, …

Avant le Front Populaire et le Conseil national de la Résistance, ma grand mère ne pensait pas possible que son patron la paye un mois sans travailler, de même pour le remboursement des médicaments et le fait de ne pas payer la totalité du coût d’une opération chirurgicale comme le fait la sécurité sociale.

Aujourd’hui, nous sommes un peu comme ma grand-mère, plein de choses nous semblent impossibles, que le rassemblement et l’action citoyenne rendront possibles demain. Ne soyons pas comme ma grand-mère, n’ayons pas peur de faire de nos rêves une réalité.

Patrice Leclerc


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