Au lendemain des élections européennes, un collectif de personnalités politiques, culturelles, associatives et syndicales appelle à en finir avec la désunion des forces de gauche et écologistes.


Convergeons !
«Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat»
Louis Aragon, la Rose et le Réséda.


Les résultats des élections européennes confirment la poussée des forces nationalistes et d’extrême droite, un effondrement des partis sociaux-libéraux, ainsi que le recul important des forces de gauche de transformation. La responsabilité dans ces bouleversements du
social-libéralisme au pouvoir, en avalisant et en encourageant toutes les politiques néolibérales et antiécologiques, est manifeste.

Par ailleurs les écologistes, comme dans plusieurs pays européens, réalisent une poussée significative. Ce résultat montre que l’enjeu écologique est
devenu primordial et que le clivage productivisme libéral-écologisme social prend corps.
Pour autant, les écologistes doivent prendre garde au péché d’orgueil et d’isolement.

Chaque élection est différente, nous le constaterons rapidement pour les élections municipales qui se profilent. Une hirondelle de 13,5% de voix ne
fait pas le printemps de la transformation sociale et écologique et ne met personne en capacité de peser sérieusement dans le débat public et de
représenter une alternative au capitalisme néolibéral.

Lettre à Madame la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : après la disparition de Paul Bouchet (et de bien d'autres), restera-t-il des mémoires étudiantes ?

Madame la ministre,

Il y a de cela deux mois, Paul Bouchet (1924-2019) nous quittait. Homme d'engagements, il comptait, parmi ses "sept utopies", celle d'un mouvement étudiant riche de sa mémoire et porteur d'avenir. Dès le départ, en 1995, il a accompagné le GERME (Groupe d'études et de recherche sur les mouvements étudiants), puis la Cité des mémoires étudiantes, à partir de 2008, dans leurs efforts pour sauvegarder, constituer et transmettre les traces de ces mémoires collectives d’engagements étudiants multiformes, ce qu'il faisait également avec les acteurs en se rendant dans les congrès étudiants (FAGE, UNEF, …) avec des anciens de l'UNEF et des mouvements étudiants.

Madame, Monsieur

Dans le respect de vos convictions et opinions, je souhaite vous faire part de mes réflexions sur les élections européennes du 26 mai.

Je vais voter pour la liste conduite par Ian Brossat, parce qu’elle se positionne clairement sur des valeurs de gauche et clairement du côté du peuple. C’est la seule liste qui comporte 50% d’ouvrier-es et employé-es, avec en deuxième position Marie-Hélène Bourlard, ouvrière du textile et figure du documentaire « Merci patron ! ». Gennevilliers est représenté sur cette liste avec Anne-Laure Perez, première adjointe de Gennevilliers qui contribue à faire entendre l’exigence de respect de nos villes populaires tout comme Mamoudou Bassoum, champion d’Europe de taekwondo et actif dans le mouvement des Gilets jaunes.

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J'ai signé l'appel international lancé à l'occasion des 25e commémorations du génocide contre les Tutsis au Rwanda, ce dimanche 7 avril.
 
Il est temps que le Président de la République énonce enfin un discours de vérité quant aux responsabilités de certains anciens hauts dirigeants français qui ont mené un politique de collaboration avec le régime génocidaire, que la justice passe, que les archives soient ouvertes et que l'on permette aux sociétés de se projeter ensemble vers l'avenir en permettant aux jeunes du Rwanda, de France et d'Europe de se rencontrer.

La tribune est publiée dans la presse française (Le Monde) et dans la presse de 3 pays à l'international.
 
25e commémorations du génocide contre les Tutsis : « M. le Président, il est temps d’énoncer un discours de vérité ! »
 
Monsieur le Président,
 
Voilà 25 ans que le génocide contre les Tutsis a été perpétré au Rwanda. Pendant trois mois, plus d’un million de personnes furent exterminées par les extrémistes rassemblés au sein du mouvement Hutu Power, avec une participation populaire massive. Les conséquences de ce génocide se font sentir jusqu’à aujourd’hui. Ce passé, pour la France surtout, ne passe pas.

Ce mouvement est composé de personnes diverses mais toutes unies par la colère, par un refus du hautain mépris présidentiel, par une exigence à se faire respecter, une exigence de justice sociale.

Du refus de l’augmentation du prix de l’essence à la demande de rétablissement de l’ISF, ce mouvement populaire, rassemble des personnes de toutes opinions. Ce qu’il deviendra, nul le sait. Mais d’ores et déjà, il est puissant, il est marquant, il imprègne le débat écologique du thème social et le social du thème environnemental. Les deux manifestations ce samedi : gilets jaunes et pour la planète, se complétaient bien et de façon naturelle.

Eux et nous« Eux et nous » ?

Que Jacques Bidet me pardonne, mais je donnerai ici que ce que j’ai retenu de l’ouvrage, plusieurs semaines après sa lecture.
J’ai trouvé dans ce livre matière à réfléchir sur nos échecs mais surtout matière à penser une stratégie politique dans une période difficile pour « les héritiers » du marxisme. Ce livre prend à la fois de la hauteur et est de plain pied dans notre actualité. Jacques Bidet, n’hérite pas. Il pense, repense, critique le marxisme à l’aune du concept de « pouvoir-savoir » de Foucault, pour mettre en lumière ce « coup de force théorique qui est d’une extrême importance pour une définition de la structure moderne de classe ».