Voeu adopté au conseil municipal du 27 mars 2019

Roissy-Charles-de-Gaulle est responsable d’une pollution sonore nuisible à la santé de tous. Gennevilliers n’est pas épargnée ! En fonction du sens des vents, les couloirs aériens conduisent les avions à survoler la ville. Le bruit qu’ils génèrent est un facteur de dégradation du bien-être des habitants.

Ce survol est également la source de pollution identifiée par Airparif. De nombreuses études démontrent le rôle joué par la pollution atmosphérique dans les problèmes de santé publique. En effet, le kérosène est proche du gazole quant aux émissions résultant de la combustion. Les problématiques sont donc les mêmes, notamment en termes de particules fines.

 

Cette situation est d’autant plus inacceptable que l’Etat qui avait promis au début des années 2000 de stabiliser le trafic à 55 millions, l’a laissé se développer à 70 millions de passagers en 2017. Avec ce nouveau Terminal, leur nombre sera porté à 80 millions en 2020 et ce chiffre progressera encore dans les années suivantes.

Ces nouvelles capacités entraîneront un renforcement des mouvements aériens à Roissy-Charles-de-Gaulle. Or, il existe déjà une très forte concentration des vols à l’échelle parisienne sur cette plateforme. Elle impactera de très nombreuses personnes. C’est un non-sens. Elle entrainera encore plus de nuisances sonores et de pollution, ce qui n’est pas acceptable !

Les gouvernements qui se succèdent donnent trop souvent le sentiment d’oublier leurs promesses. Il faut diminuer les vols de jour comme de nuit en limitant les mouvements de passagers par an.

Très attentifs à ces nuisances, la ville de Gennevilliers interpelle donc l’Aéroport de Paris et le gouvernement en leur demandant de faire en sorte que l’Etat respecte ses engagements et assume ses responsabilités pour le bien-être des Gennevillois comme de tous les habitants de l’agglomération parisienne.