Depuis début mai le 115 a défini de nouveaux critères prioritaires pour l’hébergement des personnes sans domicile, donnant la priorité aux femmes enceintes, familles avec un enfant de moins de 3 ans et femmes victimes de violence.

Toutes les autres personnes ne seront plus prises en charge par le 115, et plusieurs dizaines de familles ont reçu depuis la semaine dernière une information leur indiquant que leur hébergement cesserait d’ici la fin du mois de mai et qu’elles devaient rechercher une solution par elles-mêmes !


L’Etat qui n’agit pas pour construire plus de logements sociaux, expulse donc les personnes qui n’ont pas trouvé de logement !
Depuis de nombreuses années, la Ville de Gennevilliers exige que l’Etat, via le 115, cesse de loger dans les hôtels de Gennevilliers les familles sans solution de logement des autres villes. Il doit imposer la construction de logements sociaux dans toutes les villes pour répondre à la demande croissante de logement.


Aujourd’hui, face aux coûts exponentiels du relogement en hôtel, il serait préférable de construire des logements sociaux. La droite technocrate, au regard de ces dépenses sociales, expulse maintenant des familles avec des enfants que l’Etat avait logées dans les hôtels de Gennevilliers via le 115.


La Ville de Gennevilliers demande à Monsieur le Préfet des Hauts-de-Seine de prendre toutes les dispositions pour ne pas laisser ces personnes et ces familles à la rue. Des solutions de relogement doivent être trouvées dans leur ville d’origine quitte à réquisitionner des logements ou bureaux vides.
L’État, via l’intervention du Préfet doit assurer ses prérogatives premières pour la protection des personnes et en particulier des enfants.

Gennevilliers le 15 mai 2018

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Mon courrier au Préfet des Hatus-de-Seine

 

Monsieur le Préfet,

J’apprends que depuis début mai le 115 a défini de nouveaux critères prioritaires pour l’hébergement des personnes sans domicile, donnant la priorité aux femmes enceintes, familles avec un enfant de moins de 3 ans et femmes victimes de violence.

Toutes les autres personnes ne seront plus prises en charge par le 115, et plusieurs dizaines de familles ont reçu depuis la semaine dernière une information leur indiquant que leur hébergement cesserait d’ici la fin du mois de mai et qu’elles devaient rechercher une solution par elles-mêmes !

Vous le savez depuis de nombreuses années, la Ville de Gennevilliers exige que l’Etat, via le 115, cesse de loger dans les hôtels de Gennevilliers les familles sans solution de logement des autres villes. Nous le faisons d’autant plus que c’est le même Etat, comme la Région et le Département, qui reproche à notre ville d’avoir trop de logements sociaux. Des subventions nous sont refusées pour de nouvelles constructions par le Département et la Région. L’Etat nous demande même de reloger les Gennevillois dans les autres villes au prétexte de la mixité sociale !

Comment vont réagir les familles et les personnes que l’Etat a placé dans les hôtels de Gennevilliers ? La plupart vont certainement venir demander un logement à Gennevilliers, aussi parce que notre ville, par ces valeurs humaines, scolarisent les enfants contrairement à de nombreuses villes qui le refusent. Au regard, du nombre de demandeurs de logement de Gennevilliers, déjà sur liste d’attente, nous serons amenés à refuser de traiter ces demandes en premier.

Cette situation n’est ni juste, ni acceptable, ni pour notre ville, ni pour les personnes concernées.

Je vous demande donc Monsieur le Préfet de ne procéder à la libération des chambres d’hôtel qu’après avoir fait une proposition de relogement à ces personnes et ces familles dans leur ville d’origine quitte à réquisitionner des logements ou bureaux vides. Il est aussi possible de trouver des solutions dans le département des Hauts-de-Seine (hors Nanterre et Bagneux) qui ne peut pas à la fois essayer de nous empêcher de construire des logements sociaux et par ailleurs refuser d’accueillir ces personnes pour assurer la mixité sociale dans les villes qui le composent.

En vous remerciant de votre attention,

Soyez assuré, Monsieur le Préfet, de l’expression de mes sentiments les meilleurs

Patrice Leclerc

 


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