Le 2nd tour de l'élection présidentielle opposera la candidate de
l’extrême-droite xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisis pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 30 ans.

C'est une situation extrêmement grave pour notre pays : de voir
l’extrême droite au deuxième tour. C’est une mauvaise nouvelle pour le pays. Le piège tant redouté se referme sur les espoirs de millions de jeunes, de femmes et d’hommes qui aspirent à une nouvelle société débarrassée des logiques de rentabilité, à une véritable politique de gauche, de justice et de progrès social tournant le dos à l’austérité, au chômage et à la précarité.

Marine Le Pen veut un monde dangereux et une société de haine, du rejet de l'autre, une société qui divisera ceux qui ont des intérêts communs au profit des puissances d’argent, qui substituera aux principes fondamentaux d’égalité et de fraternité dans la République des principes de discrimination. Nous n’en voulons pas.

Jean Luc Mélenchon appelle ses soutiens à s’exprimer sur sa plateforme pour décider de sa position pour le second tour. Dans l'immédiat, conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui nous incombent. Pour notre part, nous ferons tout notre possible pour barrer la route à Marine Le Pen.

Qui peut penser qu’à Gennevilliers, les citoyennes et les citoyens ne vont pas se dresser debout contre la haine, contre le FN ? Nous le ferons sans adhésion aucune au monde libéral et de concurrence de Macron.

Je ne m’étends pas sur l’élimination de la droite, du parti des Républicains, ce n’est pas mon camp. Mais quand même, perdre l’élection annoncée imperdable, cela a un sens politique. La France a rejeté les candidats malhonnêtes, affairistes et qui annonçaient du sang et des larmes pour les salariés. C’est une bonne chose.

Cambadelis, le premier secrétaire du PS a déclaré, je cite : le PS ne tirera aucune leçon de cette présidentielle car la campagne avait été trop atypique.
Je pense, au contraire, qu’il est important d’y réfléchir, que l’on soit d’accord ou pas avec le verdict des urnes, car il s’agit de l’expression des citoyennes et des citoyens. Ce résultat électoral ne tombe pas de nulle part.

Les citoyennes et les citoyens se sont prononcés non seulement à partir d’une campagne électorale mais aussi en fonction de ce qu’ils pensent de la gestion du président Hollande et de sa majorité parlementaire.

La sanction est rude pour cette majorité PS. Et pourtant rarement, une formation politique n’avait eu autant de pouvoir entre ses mains : le Président de la république, une majorité de députés PS, la majorité au Sénat, la majorité des régions, des départements et de nombreuses collectivités locales.

Cette majorité n’a pas écouté le mécontentement du peuple face à la politique de droite et d’austérité qu’elle a conduit. Election après élection, elle a perdu ses points d’appui : perte de villes comme à Argenteuil, Colombes, Clichy et à Asnières, pour rester dans le territoire : pas de changement de politique, perte de la majorité au Sénat, perte de conseillers départementaux dans les mêmes endroits, perte de la région IDF, pas de changement de politique,…

Cette majorité aurait pu tirer les leçons que les élus du Front de gauche étaient réélus dans les Hauts-de-Seine et pas ceux du PS, peut-être que cela n’est pas dû au hasard mais aux politiques menées !

Cette majorité a cru qu’en jouant avec le FN, elle pouvait forcer au vote utile. Cela n’a pas été le cas ! Ce jeu avec l’extrême droite est dangereux pour l’avenir, le FN est effectivement au deuxième tour face au libéralisme droitier de Macron mais la gauche est éliminée.

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir alerté. Ici même à Gennevilliers, nous avons dénoncé les trahisons de cette gauche, mais ni le député qui a voté 98% des lois Valls/Hollande, ni les formations politiques soutenant le gouvernement n’ont changé un iota de leur soutien au Gouvernement. Ce n’est pas à quelques mois des élections qu’il faut jouer les frondeurs, mais au quotidien. Les citoyennes et les citoyens ont de la mémoire et des exigences. Et ils ont raison !

Avec Elsa Faucillon, avec les élus et militants du Front de Gauche, nous étions avec nos concitoyens dans la rue contre la loi el Komhri, contre les baisses de dotation de l’état aux communes, contre les 40 milliards de cadeaux au patronat avec le CICE pendant qu’on exigeant des salariés de se serrer la ceinture, avec les salariés en lutte d’AIR France, et d’ailleurs contre les suppressions d’emploi, avec les retraités pour les hausses des pensions, avec les chômeurs et les jeunes pour une autre politique de l’emploi et de la formation.

Pour nous, être de gauche, c’est être avec le peuple et non contre lui et cela quelque soit le gouvernement en place !

Je tiens à saluer la formidable campagne de Jean-Luc Mélenchon. Je salue aussi les militant du PCF du PG, des insoumis, de Ensemble, des sans partis membres ou non du Front de gauche qui ont fait une très belle campagne de terrain ici.

Ce qui a fait la force de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, c’est qu’il revient sur le fond des problèmes, il apporte des solutions véritables sans évacuer cette question : il faut changer la société, changer de système, changer de constitution.

Il a remobilisé les catégories populaires, et rassemblé les citoyennes et citoyens autour d’un nouveau projet collectif, d'un nouveau contrat social et écologique, une nouvelle Constitution, base d'une nouvelle République qui enfin ferait vivre réellement notre devise: liberté, égalité, fraternité. Ce n’est pas rien. Cela peut recréer l’espoir.

C’est aussi le moyen de s’opposer, de donner de la force aux peuple contre l’extrême droite et contre la droite libérale, qui a le sourire du gendre parfait, avec l’ancien membre du gouvernement Emmanuel Macron, mais qui fera des dégâts dans les milieux populaires.

Ce vote a exprimé la demande des habitants des villes populaires, comme Gennevilliers, d'être enfin respectés et écoutés. Je suis fier du résultat de Gennevilliers où Mélenchon passe de 28% en 2012 à  47,08% en 2017.
Je suis fier qu’à Gennevilliers Le Pen fasse la moitié de ces voix nationales.
Je suis fier qu’à Gennevilliers Mélenchon ait fait le meilleur score d’Ile de France.

La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires est une belle promesse pour l’avenir.

Analysons ce qu’il se passe ici à Gennevilliers, aujourd’hui et qui confirme les résultats ici des précédentes élections : si sur le terrain, élu-es et citoyens ne lâchent pas le cap à gauche, tiennent leurs engagement, sont au côté des gens avant d’être à la télé ou au côté du gouvernement, et bien cela contient le FN et la droite et laisse moins de place au social libéralisme qui va, comme notre expérience le montre, contre les interêts du peuple.

Jean-Luc fait un bon résultat. Qui aurait fait ce pari il y a 6 mois ? Ce changement de rapport des forces à gauche entre le social libéralisme et celles et ceux qui veulent changer la société, me donne espoir.

Une base solide s’est créée pour changer la donne à gauche, recomposer sur l’honnêteté en politique, le respect de la parole donnée, l’assurance d’avoir une force qui compte et qui va se renforcer.

Pour le deuxième tour, l’enjeu est d’infliger une défaite sans appel à l’extrême droite, et ensuite fort du résultat du premier tour, du résultat de Gennevilliers, vous pourrez continuer de compter sur les élus de Gennevilliers pour être à vos côtés, du coté du peuple, pour vous défendre et vous faire gagner !


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