Discours Patrice LECLERC, Mardi 5 janvier 2015, Voeux de la Ville et de l'OPH de Gennevilliers.

Monsieur le Préfet
Cher Jacques Brunhes, cher Jacques Bourgoin
Madame Gouéta, Maire de colombes, Monsieur Révillon, Maire de Bois Colombes
Mesdames et Messieurs les élus,
Le Représentant du Conseil Régional,
Le Représentant du Conseil Départemental,
Mesdames et Messieurs les Représentants des corps constitués,
Mesdames et Messieurs les représentants des acteurs économiques du territoire, Présidents, et Directeurs d’entreprises,
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

Permettez mois d’excuser Elsa Faucillon, conseillère départementale, qui est en convalescence après avoir mis au monde un beau bébé nommé Pablo

Avec Anne-Laure Perez, première adjointe, et toute l’équipe municipale, avec Marc Hourson, président de l'OPH, nous marquons avec ses voeux communs, notre volonté commune de ne céder en rien, et à qui que ce soit, de notre volonté de développer notre ville, de l’embellir sans exclure personne. D’en faire une ville belle, rebelle, moderne et populaire, au cœur du Grand Paris.

Une ville dans laquelle nos enfants et petits enfants pourront continuer d’y habiter parce qu’il y aura suffisamment de logements HLM - HLM qui ne veut pas dire barre mais rappelons le: Habitations à Loyer Modéré. Bref suffisamment de logements sociaux de qualité.

Gennevilliers est une ville accueillante et généreuse. Nous disons bienvenue à toutes celles et ceux qui ne peuvent pas, à cause de la spéculation immobilière, acheter dans les villes voisines et qui achètent à Gennevilliers pour offrir à leur famille un foyer de vie le mieux adapté possible. Anciens comme nouveaux habitants nous sommes toutes et tous gennevillois. Nous faisons toutes et tous partie du monde du travail et de la création.

C’est avec toute l’équipe municipale que je vous adresse, Mesdames et Messieurs, tous nos VŒUX de BELLE, bonne et heureuse ANNEE 2016.
Ces vœux s’adressent d’abord à vous-mêmes et à vos proches. Que 2016 vous apporte santé et bonheur !
Ces vœux concernent aussi vos projets, et en particulier ceux que nous menons ensemble au service des Gennevillois, pour le développement de notre Ville et du nord des Hauts-de-Seine.

Nous voulons avec vous, les acteurs et actrices des services publics, des entreprises privées, nos partenaires économiques et sociaux, préparer l’avenir de notre ville avec beaucoup d’ambition. Nous avons la prétention d’impulser une nouvelle dynamique d’un développement urbain plaçant les femmes et les hommes au cœur de nos préoccupations.

Notre conservatoire agrandi et embelli qui sera inauguré les 29, 30 et 31 janvier prochains est une des marques de nos ambitions.

Après deux ans de travaux, le doublement de sa surface permet de se fixer l’objectif d’y accueillir 1500 élèves, d’élargir les domaines aux musiques actuelles, créer de meilleures conditions à l’école municipale de danse.

Je tiens à saluer le projet artistique et éducatif particulièrement ambitieux que porte le conservatoire et l’équipe de Bernard Cavanna.

A Gennevilliers, nous faisons le pari de l’exigence culturelle au service de l’ambition éducative que nous défendons pour chaque enfant gennevillois. Nous attachons une importance primordiale à la démocratisation culturelle. Nous en faisons un enjeu majeur du développement humain.

C’est notre volonté municipale: faire de la culture, de l’envie de découvrir, de l’ouverture aux autres, le dénominateur commun, le pont qui lient nos habitants dans leur diversité.

Tout n’est pas parfait à Gennevilliers mais nous ne regardons pas ailleurs. Nous avons, ensemble, le courage de nous attaquer aux problèmes, nous avons la volonté de montrer que la banlieue a de la créativité. Ici, des idées émergent, s’exportent, s’implantent ;

Il faut aussi avoir confiance dans la jeunesse. Car la jeunesse de notre ville est notre espoir de poursuivre les combats pour l’égalité, la dignité et la fierté d’être issus d’un milieu populaire solidaire, qui se régénère en se transformant grâce à la créativité : artistique, professionnelle, culturelle. C’est ici qu’on trouve les pépites qui peuvent faire la fierté de la France ; grâce aux jeunes artistes, aux jeunes sportifs, aux jeunes qui s’engagent dans l’économie sociale et solidaire, aux jeunes solidaires des plus démunis et de ceux qui fuient la guerre, grâce aux jeunes qui sont heureux d’être simplement des citoyens qui tendent la main aux autres.

Mesdames et Messieurs les acteurs du monde économique, ayez confiance dans la jeunesse de notre ville quand vous recherchez des collaboratrices et des collaborateurs. Ayez confiance dans leur capacité à donner le meilleur d’eux mêmes.

Depuis le 1er janvier, beaucoup de choses changent pour notre ville, notre commune et toutes les villes autour de nous. J’utilise souvent cette formule : c’est la fin d’un monde, mais pas la fin du monde. Nous abordons 2016 avec l’enthousiasme des gens qui aiment la vie, avec la force des lutteurs, avec le courage de ceux qui ont peur, avec la raison des passionnés, avec la volonté d’être toujours plus et mieux au service des Gennevilloises et des Gennevillois.

Nous le faisons avec la lucidité d’un contexte plus difficile : la situation économique et sociale du pays crée des difficultés de vie pour un plus grand nombre de personnes pendant que l’Etat pique dans nos caisses au moins 15 millions d’euros d’ici à 2017. Il nous vole en plus la dynamique économique dont nous avons su nous doter en accueillant des entreprises sur la ville.
Cela n’est pas de bon augure pour l’investissement public et donc pour les entreprises privées.

2016 est marquée aussi par la mise en place de la Métropole du Grand Paris et du Territoire, formés des villes d’Argenteuil, Asnières, Bois-Colombes, Clichy, Colombes et Villeneuve-la-Garenne.
Au sein de ces instances, nous ferons entendre la voix de Gennevilliers.

Après avoir imposé aux 13 maires de la Boucle Nord des Hauts-de-Seine un périmètre de territoire qui n’est pas celui sur nous aviions travaillé, le premier Ministre refuse d’entendre notre demande qu’Argenteuil entre dans le nouveau territoire avec le moins de dégâts possibles.

Avec les 6 autres maires, nous avons donc décidé de contrer cette décision de l’Etat en renvoyant dès le deuxième conseil toutes les compétences et les personnels sur Argenteuil. Nous défendons ainsi les intérêts des habitants de nos 6 villes. Nous sommes élus pour cela !

A travers cette façon autoritaire, de l’Etat et des députés de la majorité, de construire la Métropole, je crains qu’une cohérence émerge: la commune dérange, la commune doit disparaître. Ce n’est jamais dit, mais tout y conduit.
Il est vrai que la commune, même si l’on doit encore en améliorer les possibilités démocratiques, la commune est un lieu de pouvoir de proximité, l’endroit où les citoyens peuvent peser, compter, décider, faire pression sur les élus. Un lieu où le poids de la technocratie est moins fort que celui du sens du service public et du bien commun.

Eloigner les citoyens des lieux de décisions est une attitude dangereuse à l’heure où les citoyens ne supportent plus de se voir imposer des réformes dont ils ne veulent pas. Quand ils souffrent de ne pas se sentir écoutés.

Dans ce contexte sombre, certains de nos compatriotes font le choix d’idées et de forces politiques dangereuses.

Je le dis solennellement on ne combat pas l’extrême droite en reprenant ses idées comme par exemple la déchéance de nationalité, cette mesure qui n’ajouterait rien à la lutte contre le terrorisme mais qui dit symboliquement et fortement à une partie des français qu’ils ne sont pas totalement français. C’est inacceptable et dangereux pour l’avenir.

On combat l’extrême droite en développant des idées généreuses, en ayant des actes qui replacent l’être humain au centre des préoccupations, en respectant les personnes.

On combat l’extrême droite en respectant ses engagements, en développant une politique sociale, en rassemblant le peuple dans sa diversité.

C’est le sens de l’action municipale. Elle agit, à son échelle, avec l’esprit de responsabilité pour aider les gens à concrétiser leur aspiration au bien vivre ensemble.

C’est ensemble que les Gennevilloises et les Gennevillois se sont rassemblés à plusieurs reprises cette année, dans leur diversité de croyance, d’opinion pour dire non à l’horreur terroriste, non aux amalgames, à la recherche de bouc émissaire.

C’est ensemble qu’il nous faut refuser toutes les discriminations, et avec la même détermination, que ce soit le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le repli identitaire, pour affirmer au contraire la fierté de nos identités multiples afin de s’ouvrir aux autres, s’ouvrir au monde et construire ensemble un projet commun de développement de notre ville.

Je l’ai dit précédemment, depuis les élections municipales, le contexte a beaucoup changé. Et bien notre respect avec les habitants de notre ville c’est de travailler avec eux, dans ce nouveau contexte, au respect de nos engagements.
C’est pourquoi je proposerai à la population de Gennevilliers de participer cet automne à des Assises pour la ville. L’Etat diminue nos dotations, des compétences sont transférées au Territoire et à la Métropole : Voyons ensemble comment mettre en œuvre ce pour quoi nous nous étions mis d’accord en 2014.

C’est aussi ça la démocratie de proximité, ne renoncer à rien, mettre sur la table les questions nouvelles et trouver ensemble les voies de la réussite.

Cela est d’autant plus important que nous ne manquons pas de projets.
Les études se poursuivent pour l’émergence d’un nouveau quartier résidentiel et d’activité économique devant le parc des Chanteraines, entre le magasin Leclerc et le centre commercial des Chanteraines.

Les travaux vont s’engager pour la construction du centre ville avec 50% de logements sociaux et 50% de logements en accession à la propriété et plus particulièrement l’implantation de nouveaux commerces de proximité. En 2000, il y avait 294 commerces à Gennevilliers, il y en 340 en 2015 et nous allons continuer d’essayer de créer les conditions au développement d’un commerce de qualité et diversifié.

Nous agissons à la redynamisation du quartier des Agnettes afin d’en faire un quartier de jardins, un quartier où il fera mieux vivre. Ce projet permettra une requalification paysagère prenant appui sur l’existant et en connexion avec l’éco quartier et la gare du Grand Paris.

Nous poursuivrons notre action pour que Gennevilliers soit, au cœur du Grand Paris, une terre d’accueil d’entreprises et d’emplois.

C’est pourquoi nous ne voulons pas dépasser les 50 000 habitants pour que le reste de notre territoire soit utilisé pour accueillir des entreprises industrielles innovantes, améliorer nos infrastructures pour les petites et moyennes entreprises et développer l’Economie sociale et solidaire.

Nous aurons certainement besoin d’agir ensemble, ici, acteurs économiques, ville de Gennevilliers, pour défendre et promouvoir la place de l’industrie, la place des entreprises dans la petite couronne parisienne. Comment parler de développement durable, quelles conséquences concrètes de la COP21 si ce n’est d’encourager aussi la place des entreprises au cœur du grand Paris pour éviter de trop longs déplacements pour les salariés.

Il faut encourager le développement durable par l’utilisation de la logistique du Port de Gennevilliers. Il faut utiliser nos atouts en matière de transports en commun avec le tramway, la ligne 13, le RER, et bientôt nos deux gares du grand Paris pour développer l’emploi ici, au cœur de la Métropole.

C’est un objectif politique de cette année, avec la mise en place de la Métropole et de notre territoire : nous ferons entendre haut et fort, avec vous, cette ambition : Gennevilliers doit être, doit rester une place importance de créations de richesses économiques et humaines en Ile-de-France.

Permettez moi de conclure avec ces vers du grand poète Palestinien Mahmoud Darwich :

« Je refuse l'esprit de défaite et m'accroche à l'espoir fou que la vie, l'histoire, la justice ont encore un sens.
J'ai choisi d'être malade d'espoir. La poésie est fragile. C'est ce qui en fait sa puissance. Si elle tentait d'affronter les tanks, elle serait écrasée.
La poésie a la fragilité de l'herbe. L'herbe paraît si vulnérable, mais il suffit d'un peu d'eau et d'un rayon de soleil pour qu'elle repousse ».

Je souhaite donc qu’en 2016 il y ait comme en Normandie, un peu d’eau et des rayons de soleil.

Avec l’ensemble de l’équipe municipale, Avec Marc HOURSON et l’équipe de l’OPH, je vous souhaite, pour vous-mêmes, pour ceux que vous aimez, dans vos actions, tous nos vœux de bonheur et de réussite. Bonne année à toutes et tous.


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