palesirsrael.jpgJe parraine Marwan Barghouti, dans le cadre de la campagne lancée par Salah Hamouri, de parrainage de prisonniers politiques palestinien. Chaque mois, un courrier pour lutter contre l'isolement, faire entendre et connaitre la solidarité. Une chaine humaine contre l'inhumanité.

Cher Marwan

Comme chaque mois je t’écris pour te donner des nouvelles  de Gennevilliers, ville qui est fière de te compter comme citoyen d’honneur.

En France, la solidarité se prépare avec les prisonniers politiques palestiniens notamment dans le cadre de la journée pour les prisonniers palestiniens qui aura lieu en fin avril.

Cette semaine du 22 avril 2013 sera l’occasion aussi pour le maire de Gennevilliers de se déplacer en Palestine pour re-signer l’accord d’amitié entre la ville de Gennevilliers et la ville d’El Bireth avec laquelle nous avons un pont de l’amitié très actif. Il ne s’agit pas que d’une coopération entre villes mais aussi d’échanges entre habitants. Des liens d’amitiés durables se sont ainsi tissés.

Je ne sais pas si tu reçois mes courriers, ni si tu es sorti de la cellule d’isolement dans laquelle les autorités israéliennes t’ont enfermé. J’espère que tes conditions de détention se sont assouplies ses dernières semaines.

Soit assuré de notre soutien.

Amicalement,

Patrice leclerc

 

Un article paru dans l'Humanité du 24 février

 

Des millers de prisonniers palestiniens en grève de la faim

 

 

Environ 3 000 Palestiniens détenus en Israël ont décidé d'observer une journée de grève de la faim ce dimanche pour protester contre la mort en détention la veille d'un jeune Palestinien, dont le décès a entraîné des heurts en Cisjordanie.

"Environ 3 000 prisonniers ont annoncé qu'ils allaient refuser les repas", a indiqué dimanche le porte-parole des services pénitentiaires israéliens, Sivan Weizman, précisant "il s'agit uniquement des trois repas d'aujourd'hui". Le détenu décédé, Arafat Jaradat, ne faisait pas partie des prisonniers palestiniens en grève de la faim de longue durée en Israël, dont le mouvement a déclenché d'importantes manifestations de solidarité ces derniers jours, mais sa mort risque d'envenimer une situation déjà tendue. Dimanche matin, des manifestants dans son village natal et d'autres secteurs de la ville de Hébron ont jeté des pierres sur les forces de sécurité israéliennes qui ont riposté par des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, selon des témoins qui n'ont pas fait état de blessés.

En outre, le Club des prisonniers palestinien a annoncé samedi que sept détenus en Israël s'étaient joints à la grève de la faim observée depuis plusieurs mois par intermittence par quatre autres prisonniers protestant contre leur détention en Israël. L'administration pénitentiaire israélienne n'a pas confirmé l'information. Arafat Jaradat est décédé samedi en raison d'un "malaise" dans la prison de Megiddo (nord d'Israël), selon le Shin Bet, le service de la sécurité intérieure israélien qui l'interrogeait. Ce détenu âgé de 30 ans, père de deux enfants, avait été arrêté le 18 février à la suite de heurts près de la colonie de Kiryat Arba, à proximité d'Hébron, au cours desquels un Israélien avait été blessé le 18 novembre 2012.

Après l'annonce de ce décès, des heurts avaient brièvement éclaté dès samedi soir entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes à Hébron, en Cisjordanie. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad s'est dit "choqué" par le décès du détenu, soulignant la nécessité de "divulguer promptement les vraies raisons qui ont conduit à son martyre". La police israélienne a ouvert une enquête sur les circonstances de la mort, due probablement à une crise cardiaque selon l'administration pénitentiaire israélienne. Le Premier ministre palestinien "considère qu'en tout état de cause, l'occupant (israélien) ne peut être exempté de responsabilité puisque la mort de M. Jaradat est survenue alors qu'il se trouvait en détention, et dans des geôles de l'occupant à l'intérieur d'Israël", dans un communiqué samedi soir.  L'association israélienne de défense des droits de l'Homme B'Tselem a elle aussi exigé l'ouverture d'"une enquête indépendante, effective et transparente, et qui soit rapidement finalisée".