Vœu pour le CM du 6 février 2013. Présenté par les Groupes des élus CACRPG, Union des Gennevillois et des Verts

Non à l'hémorragie de l'emploi industriel

Alors que nous approchons des 4 millions de chômeurs, que des pans entiers de notre industrie disparaissent, semaine après semaine les informations se succèdent, et avec ou sans fermeture immédiate des sites de production, la saignée s'annonce terrible.

8260 suppressions d'emplois annoncées par Renault, 11200 emplois et fermeture du site d'Aulnay sous bois décidés par PSA, Goodyear Amiens également avec 1200 suppressions d'emplois.

Et en « prime », un accord de compétitivité qui conjugue allongement du temps de travail avec mobilité forcée, gel des salaires et augmentation de la charge de travail.

Pourtant PSA, par exemple, fait partie des entreprises riches. Sur les 13 dernières années, c'est plus de 6 milliards d'euros versés au profit des actionnaires. La survie de l'entreprise n'est nullement menacée, il s'agit en transférant l'usine d'Aulnay sur celle de Poissy, dans un premier temps, d'augmenter les bénéfices par voiture et de réaliser au passage une opération immobilière très juteuse - Le terrain d'Aulnay a été chiffré en 2010 a 306 millions d'euros.

Doit-on rappeler que ces entreprises ont bénéficié largement de fonds publics, c'est plus de 3 milliards accordés en 2008 à PSA qui s'engageait à ne pas supprimer d'emplois....

L'Etat actionnaire de Renault a largement soutenu sa démarche. Par la voix du ministre, M Montebourg, il estimait hier que Renault ne « franchissait pas de ligne rouge.... » et émet à présent quelques réserves sur la méthode... !S'agit-il de la nouvelle conception du redressement productif ?

La cour d'appel de Paris a suspendu le 29 janvier le plan de restructuration de PSA, en raison de l'absence de consultation des salariés de l'équipementier Faurecia, filiale du constructeur, ce qui ne fait que retarder le processus.

Catastrophe sociale et économique pour toutes les filières qui concernent de nombreux sous-traitants, dont plusieurs sont à Gennevilliers, des milliers de travailleurs et leur famille sont concernés y compris Gennevilloises.

En grève de puis le 16 janvier, les travailleurs de PSA se battent pour la sauvegarde de leur emploi et s'opposent à la fermeture de cette usine. Des représentants de la municipalité ont reçu une délégation de salariés chez PSA depuis plus de 15 ans, certains qui résident à Gennevilliers. Outre le soutien financier via notre CCAS que nous pouvons leur garantir, nous leur avons exprimé notre soutien politique dans ce combat légitime qui nous concerne tous.

C'est pourquoi le conseil municipal, solidaire des luttes des salariés de Renault et de PSA, demande au gouvernement :

-de tout mettre en œuvre pour maintenir et développer l'emploi industriel automobile sur le territoire national et s'opposer aux délocalisations,

-d'interdire toute suppression d'emplois, particulièrement lorsque l'entreprise bénéficie des aides publiques et notamment au titre du crédit d'impôt compétitivité,

-de s'opposer à la fermeture des sites de production comme Aulnay,

-de soumettre à l'Assemblée Nationale la proposition de loi adoptée, en janvier 2012, par toute la Gauche au Sénat interdisant les licenciements boursiers.

- D'adopter rapidement la proposition de loi d'amnistie sociale notamment pour les syndicalistes et militants associatifs, victimes de répression.