Le Conseil Municipal de Gennevilliers du mercredi 21 novembre 2012 a adopté ce mercredi 21 novembre 2012 deux vœux à l’unanimité des votants (les socialistes ayants refusé de prendre part au vote) pour protester vivement contre l’asphyxie financière dont sont victimes les communes populaires et les conséquences possibles sur la remise en cause de droits fondamentaux comme celui du logement, si le gouvernement persiste à vouloir réduire les moyens des collectivités.

Alors que ces dernières constituent aujourd’hui l’un des derniers remparts indispensable pour aider les populations à faire face aux difficultés croissantes dues à la crise, les politiques d’austérités mises en place par le gouvernement de Sarkozy ne sont pas remises en cause par le gouvernement Ayrault. Au contraire, comme l’a également soulignée l’Association des Maires de France les orientations budgétaires actuelles contribuent à diminuer fortement les moyens financiers des communes.

Au final, ce sont les citoyens qui paient la lourde addition.

- Le premier vœu porte donc sur la baisse des subventions de l’Etat aux collectivités de 2,5 milliards d’euros alors que dans le même temps le gouvernement fait un cadeau de 20 milliards d’euros aux entreprises et à leurs actionnaires par le biais d’un crédit d’impôt dont on sait par expérience qu’il sera sans conséquence sur la création d’emploi contrairement à l’objectif affiché.

Le Conseil municipal demande donc que le gouvernement modifie la loi de finances 2013 afin que les collectivités territoriales aient les moyens financiers d’assurer les services rendus aux populations.

- Le second vœu porte sur les conséquences que pourrait avoir l’augmentation de la TVA sur le secteur du logement social alors que celle-ci avait déjà été augmentée par la droite. Le conseil municipal souligne donc le « grave coup porté à l’objectif de production de 150 000 nouveaux logements sociaux par an », pourtant voulu par le Gouvernement et demande en conséquence que le taux de TVA soit ramené à 5% dans ce secteur.

Alors que la ville de Gennevilliers verse déjà au fond de péréquation d’Île-de-France la même somme que Neuilly qui compte pourtant un revenu mensuel moyen par habitant 4 fois plus élevé, les élus comptent bien continuer à se mobiliser avec la population pour promouvoir et améliorer le Service Public communal et défendre les intérêts des Gennevilloises et des Gennevillois.


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