Suite à un accident, où deux enfants ont été blessés, il y a deux ans, avec un rapport de la DDJS relevant une probable incidence d’un défaut d’alimentation et d’hydratation sur les capacités de l’animatrice incriminée, la municipalité de Gennevilliers a complété le contenu du contrat de travail des animateurs relatif aux séjours longs. Cet article impose aux animateurs de veiller à une bonne hydratation et prise de repas des enfants comme d’eux mêmes. Cette mesure, valable uniquement  sur les séjours longs, qui demandent dans la durée une attention aux enfants 24h sur 24, ne s’applique sur aucun autre contrat de la ville comme les centres de loisirs ou l’animation sportive. En prenant cette décision, la Ville de Gennevilliers ne pense qu’à la sécurité physique des enfants dont les parents lui ont confié la responsabilité.

Depuis deux jours, cette décision est sujette à incompréhension. Elle  est  par ailleurs l’otage, soit de manœuvres politiciennes, ou d’interprétations religieuses que nous ne souhaitons pas. Nous assistons à toutes les dérives d’un faux débat, éloigné des motivations et de l’engagement de l’équipe municipale. Nous subissons de façon injuste des polémiques totalement éloignées de nos convictions antiracistes et de notre engagement contre les discriminations. L’irrationnel prend le pas sur la discussion et l’analyse des faits. Nous prenons donc nos responsabilités pour permettre un débat public serein et poursuivre sur notre volonté d’une qualité irréprochable du service public dans la tenue de nos centres de vacances.

La municipalité décide donc, tout d’abord, pour apaiser le débat:

-       de ne pas imposer l’application de l’article incriminé du contrat de travail sur le mois d’août

 

En conséquence de quoi pour conserver ses exigences en terme de sécurité physique des enfants de la ville, la Ville décide

-       d’ajouter des moyens pour renforcer la visite régulière de ses centres de vacances  et d’assurer la continuité de la qualité de service si une insuffisance est détectée

-       demande à la DDJS  de chacun des départements concernés d’inspecter les centres de la Ville de Gennevilliers durant le mois d’aout

 

Et pour poursuivre plus sereinement ce débat auquel est confronté tout organisateur de centre de vacances

-       Demande à la DDJS des Hauts-de-Seine d’organiser à la rentrée une réunion de travail avec les organisations syndicales des salariés, les mouvements d’éducation populaire et les collectivités organisatrices de centres de vacances

En tout état de cause, la Ville de Gennevilliers n’a qu’une motivation : le bien être des enfants.

Mardi 31 juillet 2012


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