Lors du conseil municipal de ce mercredi 27 juin, le groupe avec la droite UDI composé de Messieurs N’Konda et Meharga est intervenu en début de conseil, pour dire qu’à Gennevilliers il y a trop de logements sociaux, qu’il fallait reloger les gennevillois demandeurs de logement en dehors de Gennevilliers, dans le territoire.

Puis en fin de conseil, Messieurs N’Konda et Meharga ont présenté un vœu demandant la construction de 100 logements d’urgence à Gennevilliers. Cette proposition visait à répondre au déficit d’offre d’hébergement par le 115. Rappelons que le 115 loge dans les hôtels de Gennevilliers, très majoritairement, des personnes et des familles des autres villes qui n’ont pas assez de logements sociaux pour répondre à la demande.

Où est la cohérence ? D’un côté, l’élu UDI à la Région, Monsieur N’Konda, refuse de voter des subventions pour construire des logements sociaux à Gennevilliers, dit qu’il y a trop de logements sociaux à Gennevilliers, sous-entends que demandeurs de logements social égal chômeur, insiste pour qu’on reloge hors de Gennevilliers les demandeurs Gennevillois de logements sociaux et de l’autre demande la construction de 100 logements d’hébergements d’urgence pour accueillir des personnes venant d’autres villes, qui très souvent n’ont pas assez de logements sociaux.

La majorité municipale et le groupe de la droite LR ont voté contre ce vœu. La majorité a relevé le double langage et le caractère politicien de ce vœu sur un sujet qui concerne des personnes en grande difficulté. Il y a 80% des habitants d’Ile de France éligibles au logement social. Heureusement, il n’y a pas 80% de chômeurs dans cette même région. Le parallèle fait en permanence entre logement social et « cas social » par la droite UDI est indigne et insultante pour la population gennevilloise. Les Gennevillois ne confondent pas générosité, solidarité et coup politicien. Ces positions à géométrie variables décrédibilisent leurs auteurs.

(Vous pouvez vérifier par vous-même nos propos en visionnant la séance du conseil municipal en ligne sur le site de la ville de Gennevilliers).

Par ailleurs, les cartes ci-jointes, montrent combien Gennevilliers joue son role sur le sujet.

 

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Intervention Grégory Boulord, réaction au Voeu CEDI sur le 115.

Faisant suite au vœu voté et présenté par la majorité municipale, vous présentez un vœu demandant la construction sur la ville d’un foyer de 100 places, en pointant en premier, un avantage économique pour aider l’État a réduire le coût de la nuitée dans le cadre de l’hébergement d’urgence. Nous sommes en désaccord profond avec cette vision purement économique.

Le problème n'est pas de savoir combien ça coûte à l'État, mais que la réduction des crédits du 115 menace des dizaines de familles de se retrouver à la rue !
Il faut mettre l'État devant ses responsabilités, et lui rappeler qu'il doit garantir l'hébergement d'urgence aux personnes en situation de grande précarité.
Mais vous n'étiez pas là le 30 Mai devant la préfecture pour interpeller le Préfet, et vous n'étiez pas là non plus le 17 Juin devant le Ministère du Logement pour alerter le Ministre.

Par ailleurs, vous n'avez pas non plus encouragé la Région à intervenir, alors que Monsieur Nkonda y siège.
Pire ! Le groupe de Monsieur Nkonda a voté contre un amendement, qui appelait la Région à solliciter l'État pour revenir sur les réductions budgétaires, et qui engageait la Région à prendre en charge les nuitées d'hôtel.
Donc Gennevilliers devrait accepter de compenser le désengagement de l’état mais pas la région ? Pas très cohérent...

La solution que nous réclamons pour toutes ces familles c’est un logement digne et pas des mètres carrés dans du préfabriqué ou des bureaux ou locaux désaffectés comme vous le préconisez. Tout le monde a droit à la qualité et a des conditions de vie décente.
Le problème que nous avons aujourd'hui c'est la sortie de ces familles des dispositifs d'hébergement d'urgence, à cause du manque de logement en Ile-de-France.
Ce blocage entraine de facto un embouteillage, et les dispositifs normalement "d'urgence" deviennent durables.
Or doit on vous rappeler que la Région et le département, ainsi que l'État, empêchent des villes comme Gennevilliers de construire de nouveaux logements PLAI et PLUS ?

La situation des hébergés du 115 nécessite une réponse immédiate de mise à l’abris, et l’État, qui se désengage dans la protection des plus vulnérables, porte toute la responsabilité. Notre rôle d’élu est aussi de lui rappeler qu’il est soumis par la loi et que ne pas s’y contraindre est antidémocratique.

Votre groupe, qui soutient les tendances politiques formant ce gouvernement, devrait dans ce cas travailler à obtenir des donneurs d’ordres, que le Ministre débloque la situation, en arrêtant de diminuer les fonds nécessaires pour maintenir les familles à l’abris dans un premier temps, et mette en place un accompagnement humain et solidaire, permettant aux familles de vivre dans des conditions dignes et de qualité.


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