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Zone non rentable

Les conditions d’attribution d’un marché pour le déploiement d’un réseau à très haute définition (THD) dans les Hauts-de-Seine soulèvent la polémique. Patrick Devedjian, le président du conseil général, s’est réjoui la semaine dernière de la décision de la Commission européenne d’accepter l’aide du département (59 millions d’euros) au bénéfice du délégataire de service public, Numericable, afin de financer « les zones non rentables », les zones pavillonnaires notamment. Patrick Devedjian, qui se félicite « d’une révolution juridique », a défendu lui-même le dossier à Bruxelles.

Les élus communistes des Hauts-de-Seine sont loin d’être convaincus. Patrice Leclerc remarque que l’ARCEP, l’Autorité de régulation des communications électroniques, avait classé toutes les communes du département en zone très dense. Il existe d’ailleurs plusieurs opérateurs privés ou d’initiative publique déjà déployés sans subvention. « La subvention considérable que va verser le département n’est qu’un cadeau de plus à des entreprises privées », déclare le conseiller général communiste, qui remarque en outre que, lorsque l’assemblée a été saisie du dossier, aucun document n’a défini les zones rentables et non rentables.

Ce n’est pas un hasard si Numericable, ex-Noos, a pu bénéficier d’une aide du département. Noos avait déjà obtenu à la fin des années 1990 un quasi-monopole pour créer un réseau de fibre optique dans de nombreuses cités HLM de l’office des Hauts-de-Seine. Avec les déboires que tous les habitants de ces ensembles connaissent bien, les dysfonctionnements et, parfois, l’impossibilité de choisir son opérateur. La concurrence, quelle concurrence ?

J. M.


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