SEANCE DU CONSEIL GENERAL DU 27mars 2009

Rapport n°09.36 Intervention de Marie-Claude GAREL

Monsieur le Président, mesdames, messieurs,

Il a été précisé en commission que la légitimité de diminuer l’abondement de ce fonds s’appuyait sur un excédent d’environ 37 000 euros quoique l’ensemble des demandes, soient 275 dossiers ait été pris en charge, l’APCH jouant bien son rôle.

Alors pourquoi ne pas avancer sur le reste à charge des aides humaines ?

Bien sûr, il faut savoir raison gardée et ne pas compenser toutes les aides sans aucune analyse mais il existe dans le décret d’avril 2007 la possibilité d’aller vers un accord tarifaire avec les associations concernées.

Cela permettrait d’aider au quotidien les personnes handicapées pour les aides à domicile et cela permettrait aussi que les salaires pratiqués pour ce type d’aide soient décents. Entre parenthèses, dans le cadre du plan de relance par l’augmentation du pouvoir d’achat, ce serait pas mal .

De fait, actuellement, le choix pour une personne handicapé est souvent ou de renoncer à des aides humaines qui lui sont, pourtant, nécessaires ou bien de choisir des prestations payées à des salaires de misère pour un travail souvent difficile voire ingrat et pas forcément de qualité.

Cette proposition de travailler à un accord tarifaire, je vous l’avais faite en 2008. Qu’en est-il ? ou bien le choix de laisser à charge des personnes handicapés des montants supérieurs à 1€ de l’heure soit 100€ par mois, pour une aide de 4 heures par jour, et ce n’est pas beaucoup 4h pour certains handicaps. Il faut, bien entendu, rapprocher cette somme du montant de l’allocation adulte handicapé qui est encore inférieure à 700 euros mensuels.

Comme le montre notre budget, même avec la crise, notre département a les moyens d’être innovant en ce domaine, comme dans d’autres, et d’élargir le champ d’action du fonds départemental de compensation de la MDPH des hauts de Seine.

 


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