Séance du 30 mars 2007 - Rapport N° 07.157
Dossier de coopération avec la commune de Jbeil-Byblos(Liban)
Intervention de Christian FISCHER


Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,

Ce rapport lié à la coopération décentralisée avec la commune de Jbeil-Byblos au Liban me permet tout d’abord de souligner combien la solidarité en direction de la population libanaise reste importante. Sept mois après le bombardement meurtrier, la reconstruction est difficile et longue. Le département comme beaucoup d’autres collectivités a participé à l’élan de solidarité qui s’est manifesté lors de l’intervention israélienne au Sud Liban durant l’été dernier : accueil d’une centaine d’enfants, aides pour la reconstruction d’écoles détruites, projet de développement du tourisme rural dans la commune de Jbel-Byblos.
 Bagneux a également participé à cet élan de solidarité. Notre ville proposait d’aller plus loin que des aides financières et d’accueillir des enfants durant les vacances de Pâques. 27 enfants accompagnés de trois adultes de la ville de Cana, ville martyre, vont être reçus du 2 au 13 avril. A cette initiative s’est d’ailleurs associée une autre ville du département puisqu’il s’agit de Malakoff.
Il me semblait donc naturel, s’agissant d’un acte humanitaire de deux villes de notre département, de solliciter de celui-ci, une aide exceptionnelle sachant que nous assumons tous les frais de transport, de séjour et d’assurance des enfants. Or, c’est une fin de non recevoir que nous avons reçue avec cet argument édifiant qu’il vaut mieux qu’ils restent chez eux !
Permettez-moi, Monsieur le Président, qu’à l’opposé des arguments évoqués dans la réponse de Monsieur Gauthier, nous avons écho que la venue de ses enfants a d’ores et déjà un grand retentissement dans cette ville et au-delà dans tout le Liban puisque les chaînes nationales de télévision ont parlé de cette initiative. L’accueil de ses enfants dont certains ont perdu leurs parents, traversent des moments extrêmement difficiles, sera pour eux comme une « bouffée d’oxygène ». Ce geste de solidarité, d’amitié peut apparaître dérisoire face aux besoins énormes mais il va contribuer à ce que ces familles, ces enfants ne se sentent pas abandonnés, qu’on ne les oublie pas. Le maire de Cana, Salah Salameh, un démocrate, grand ami de la France, a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance. Nous savons, en effet, combien sont importantes les initiatives qui permettent à des enfants qui ont vécu de tels drames de sortir de leur environnement. Les souffrances physiques, morales, psychologiques, sentimentales sont toujours là. Cette initiative, même si elle vient plusieurs mois après les combats meurtriers, n’en est pas moins une démarche importante de solidarité. Cana, sept mois après ces tragiques évènements, reste encore à reconstruire. La commune est socialement et économiquement exsangue. Une délégation d’élus qui s’y est rendue la semaine dernière confirme l’ampleur de la solidarité nécessaire et cette initiative y contribue à sa mesure et de façon concrète.
Aussi, je vous sollicite à nouveau, Monsieur le Président, afin que vous apportiez votre soutien à cette initiative locale. Vous vous étiez d’ailleurs engagé lors du débat sur l’adhésion du département à la Fondation France/Israël et le versement à cette association de 60 000 euros d’aider toute initiative de coopération et de solidarité qui vous serait proposé. Tel est le cas aujourd’hui avec cette proposition. Nous attendons donc une réponse positive qui ne serait que justice et non une prise de position politique partisane.


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