Séance publique du 27 Mars 2009

Intervention de Patrice LECLERC sur la Coopération internationale

(Rapport 09.55)

Monsieur le Président, Chers collègues

Permettez moi une remarque.

D’un coté votre majorité soutien la concurrence internationale entre les peuples et les territoires, concurrence placée sur le terrain économique, que l’on retrouve dans les rapport sur développement économique et de l’autre coté vous chercher à colmater les ravages de cette politique libérale par une politique de coopération internationale…

Vous indiquez que 925 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde (selon la FAO).Il faudrait aussi relever ce paradoxe, ce choix politique des grands de ce monde qui fait que l’on ne trouve jamais les 30 milliards par an qui suffirait pour que plus personne dans le monde ne souffre de la faim.

Mais que par contre des milliers de milliards sont injectés actuellement par les états pour sauver le système bancaire et financier de la planète. (Des milliards pour la finance, des miettes pour la faim, Christian Losson, Libération, 16 octobre 2008). Cela devrait donner à réfléchir sur le monde dans lequel on vit…

Les trois programmes de lutte contre la faim (Cambodge, Haïti, Mali et Arménie) décidé par notre assemblée après la dissolution de la SEM Coopération et présentés à nouveau dans cette délibération vont dans le bon sens.

Vous le savez, nous ne souhaitons pas la suppression de la SEM coopération pour faire des économies sur le dos de la coopération internationale mais pour, bien au contraire, mieux rentabiliser socialement chaque euro investis, avoir plus de transparence.

Le budget 2009 pour la coopération internationale s’élève à 2 millions d’euros contre 4 en 2007. Y-a-t-i, Monsieur le Président d’autres sommes versées au titre de la coopération qui ne sont pas comptabilisées dans ce rapport ? Je pense notamment qu’avec la nomination du liquidateur de la SEM 92, nous avons voté en commission permanente, le 9 février, pour que 4 opérations financées par la SEM (Jbeil-Byblos, Nouakchott et deux projets en Haïti, rapport 09.96 CP) soient reprises par des ONG.

Il serait intéressant monsieur le Président que vous informiez plus amplement notre assemblée de l’achèvement des opérations en cours de la SEM coopération 92 et de sa liquidation.

Concernant le suivi des nouveaux programmes au Mali, au Cambodge, en Haïti et en Arménie vous nous indiquez que vous vous engagez, monsieur Devedjian, à nous informer régulièrement sur l’avancement des opérations, pouvez-vous nous indiquer sous quelle forme ces informations seront transmises ?

Pour terminer nous sommes heureux de voir le projet « Initiatives jeunes solidaires » être enfin en place. Associez les associations et les habitants des Hauts-de-Seine à la coopération internationale est une très bonne chose qui doit s’accentuer, nous vous accompagnerons dans cette démarche.

Nous souhaitons insister sur le fait qu’il nous reste une grande marge de progression sur notre façon de faire de la coopération internationale. Il ne s’agit pas là que d’argent mais de démarche politique. Il faut des exigences démocratiques clairement exprimées, mettant enjeu la participation des habitants concernés à la définition des programmes. Cela conduira sans doute à allonger les délais de préparation puis de réalisation, mais c’est nécessaire à l’utilité sociale pour les populations concernées, les investissements réalisés.

Je termine par une proposition : je souhaite que notre département engage des démarches pour des initiatives de coopération avec les territoires Palestinien de Gaza. Des associations départementales de solidarité avec le peuple palestinien existent, des projets sont conduits, nous pourrions aider à leur donner plus d’ampleur.


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