92.jpgSEANCE DU CONSEIL GENERAL du 11 avril 2008

 

Intervention de Patrice Leclerc - rapport n°08-72 - Actions de coopérations internationale 2008

 

 

 

Monsieur le Président Devedjian, cher(e)s collègues,

 

A la lecture du rapport 08.72 sur les actions de coopération internationale 2008, nous avons envie de dire : " c’est pas mal du tout ".

Déjà le 30 mars 2007, nous avions noté " une inflexion, certes partielle, mais une inflexion dans les intentions que vous affichez en matière de politique internationale. Enfin, la question du développement global des populations et celle du partenariat avec des ONG, avec les alto-séquanais sont évoquées, avancées comme objectif.

 

Cela répond en partie aux critiques faites par le groupe communiste lors de notre séance du 8 octobre 2004.

" Le Conseil général fait trop souvent office de guichet, sans que l’on comprenne bien les critères de choix des aides. Sans que l’on appréhende bien l’impact sur place : Si la SEM coopération assure la maîtrise d’ouvrage des opérations, qui fait les travaux ? Qui désigne les entreprises ? Dans quelle mesure nos actions permettent que la coopération ne soit pas " une rente ", une fin en soi, mais un moyen pour que les habitants du pays concerné deviennent les acteurs de leur propre développement comme vous semblez en affirmer la volonté dans le rapport ?

Dans quelle mesure les entreprises locales sont-elles associées ?

Mais aussi dans quelle mesure les populations alto séquanaises sont-elles associées, de façon bien plus importante que les deux ou trois exemples contenus dans le rapport ? " 

Le groupe communiste et citoyen fait 2 remarques, et pose une question.

 

     

  1. 2 M€ soient alloués à la coopération internationale… c’est moitié moins que l’an passé, c’est une bonne nouvelle si cette diminution correspond à une baisse des frais de structure comme la SEM Coopération. C’est une mauvaise nouvelle si cela fait baisser notre capacité d’aides et de coopération internationale. La solidarité internationale participe également du rayonnement d’un territoire et de ses habitants, autant et avec un autre sens que le rayonnement de la Défense….
  2.  

     

     

  3. nous souscrivons à l’objectif de cohérence contenu dans votre présentation. Il importe en effet que " les projets soient adaptés au contexte socio économique local, qu’ils soient transversaux, intégrés […] afin d’assurer la pérennité et l’efficacité de l’opération ". Nous espérons que cette profession de foi sera suivie d’effets. L’exemple de l’opération de construction, par la SEM coopération, d’un lycée à Iriba, au Tchad en 96, lycée qui aujourd’hui manque de tout (stylos, livres, papier, matériel d’enseignement, financements pour rémunérer les enseignants) et n’est pas en mesure de mener à bien sa propre rénovation montre que cet objectif est utile. La coopération internationale d’une collectivité ne doit pas être un moyen de se draper d’une bonne conscience. La volonté d’évaluation de ces actions nous semble à cet égard une très bonne chose. Nous regrettons qu’il n’en ai pas été ainsi par le passé
  4.  

     

     

  5. enfin une question : qu’advient-il de la SEM coopération tant controversée ? Elle n’apparaît pas dans le rapport, mais cela est une habitude ici. La Sem n’est transparente que dans les rapports !
    Je ne vous cache pas que nos doutes et nos craintes seraient ravivés si cet organisme devait se voir confier une fois de plus la supervision de la coopération internationale de notre assemblée. Allez vous dissoudre la SEM Coopération comme nous le demandons depuis des années ?
  6.