Intervention de Christian Fischer

Monsieur le Président, cher(e)s collègues,

Le département est engagé depuis trois ans maintenant dans une démarche de développement durable; différentes étapes ont présidé à cet engagement, je pense à l’adhésion du département au Comité, à la mise en place d’un agenda 21 départemental, à la constitution du Comité de Pilotage de l’agenda 21 et à la mise en place du Conseil départemental de développement durable.

 

Le budget 2005 propose toute une série d’actions, d’opérations et d’initiatives qui touchent à l’amélioration du cadre de vie, à la préservation et valorisation du patrimoine, à l’embellissement de l’environnement et qui prend en compte l’environnement à travers différents projets d’aménagements et la démarche de Haute Qualité Environnementale. Nous apportons, bien sûr, notre soutien à tout ce qui participe à l’amélioration du cadre de vie et aux actions proposées.

Néanmoins, je me permets de rappeler notre point de vue sur cette démarche qui nous semble relever essentiellement d’une approche environnementale, le développement durable ne s’arrêtant pourtant pas là. Le développement durable ne pourra réellement être accompli qu’à travers des actes qui allient l’écologique, le social et l’économique et qui fassent la promotion de la démocratie participative.

Nous l’avons déjà déclaré, la réponse aux défis environnementaux suppose aussi la réduction des inégalités. Et dans notre département la qualité de vie est très contrastée. Elle demeure marquée par une dimension inégalitaire forte où fracture sociale et écologique se recoupe. Nous avons donc une préoccupation : que le développement durable concerne l’ensemble des habitants des Hauts de Seine qu’il soit élaboré pour tous quelle que soit sa situation géographique ou sociale.

Le mieux vivre au quotidien passe aussi par le bien être de toutes les populations, là où elles se trouvent et là où elles souhaitent habiter. A partir de là, les questions du logement, de l’emploi, de l’insertion, de la défense des services publics sont aussi déterminants dans cette démarche de développement durable. Le développement durable ne doit pas servir d’alibi à la gestion de la misère mais tout au contraire il doit servir la réduction des inégalités, ce qui traverse nombre d’orientations et d’actions présentées, où l’on constate que cet aspect est loin d’être pris en compte pour l’ensemble de la population, notamment pour les familles modestes et les plus défavorisés.


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