Les dates et heures de séances publiques du conseil général ne cessent pas de changer avec Nicolas Sarkozy. J'ai fait un courrier au Président du CG pour lui demander en substance de choisir dans ces différentes fonctions pour arreter de faire passer les hauts-de-Seine au second plan.

Gennevilliers, mercredi 8 juin 2005
Monsieur Nicolas Sarkozy Ministre d’Etat Président de l’UMP Président de l’UMP92 Président du Conseil général

 

2/16, Boulevard Soufflot

92013 Nanterre Cedex

Monsieur le Président,

J’apprends ce jour par courriel que la séance du Conseil général des Hauts-de-Seine prévue ce vendredi 10 juin au matin est repoussée à l’après-midi.

Je tiens à présenter mes excuses auprès de mes collègues de l’Assemblée départementale car je ne pourrai pas être parmi eux pour des raisons professionnelles. En effet j’avais pris mes dispositions pour notre séance publique de matinée mais dans un si cours laps de temps, il m’est impossible de modifier mes rendez-vous professionnels. Je ne pourrai donc pas entendre votre réponse à la question orale que j’ai préparée sur les questions de culture ni participer à nos travaux.

Cela ne serait pas grave si ce n’était que conjoncturel. Il m’arrivera certainement d’autres fois de rater des séances publiques pour des raisons professionnelles indépendantes de ma volonté.

Mais je regrette vivement qu’il devienne une habitude de modifier en permanence les calendriers des séances du Conseil général. Il devient de plus en plus difficile pour les élus, comme pour l’administration, de pouvoir s’organiser au mieux. Cela est préjudiciable pour la qualité de nos travaux. Nous avons pu le vérifier toute cette année.

Vous faites ainsi, Monsieur le Président, la démonstration que le cumul des mandats avec d’importantes responsabilités nationales à la fois dans votre parti politique comme au niveau du gouvernement n’est pas compatible avec un mandat d’exécutif d’une collectivité locale. C’est un véritable handicap pour le développement d’un travail collectif respectueux de l’opposition comme de la majorité. Il est dommageable que les affaires du département apparaissent ainsi comme secondes dans votre emploi du temps. Cela oblige tous les élus, comme l’administration, à suivre les aléas de vos différentes responsabilités et ambitions personnelles.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs


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