92.jpgSéance du 1 juin 2007. Intervention de Catherine Margaté, présidente du groupe communiste au conseil général des Hauts-de-Seine.

Monsieur le Président,
Cher(e) s Collègues,
 
Tout d’abord permettez-moi de vous préciser que vous auriez pu citer dans votre liste des Hommes et des Femmes de ce département qui ont marqué l’Histoire de France, des héros de la Résistance.

Au moment, où l’on assiste à une passation de pouvoir marquée par les ambitions et les rivalités personnelles, je voudrais réaffirmer que rien ne détournera les 8 conseillers généraux communistes de leur volonté de poursuivre une action déterminée pour la défense des intérêts des salariés et des habitants des Hauts-de-Seine. Chacun a pu noter que, dans ce département - terre de contrastes - la gauche existe, bien vivante, forte de ses valeurs de progrès et de solidarité, majoritaire dans 11 villes : Bagneux, Châtenay, Clichy, Colombes, Fontenay, Gennevilliers, Malakoff, Montrouge, Nanterre, Vanves et Villeneuve-la-Garenne.


De nombreux habitants des Hauts-de-Seine ne se sont pas laissés impressionner par les promesses d’un candidat, Président du Conseil Général, devenu Président de la République.
Et c’est avec un esprit offensif et déterminé que nous abordons les prochaines échéances électorales afin de construire et de participer à une forte opposition de gauche face à des projets de régression sociale et de cadeaux aux privilégiés.
Plus que jamais, face à la nouvelle situation politique qui crée de l’inquiétude dans notre pays, dans notre département, notre responsabilité d’élus départementaux sera de poursuivre notre travail pour répondre aux besoins des Altoséquanais, pour agir face aux inégalités criantes de ce département qui, malheureusement, risquent de s’aggraver au regard :
- des réformes ultralibérales que Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent imposer dès cet été, des nombreuses annonces faites ces derniers jours comme l’assouplissement de la carte scolaire qui va, au-delà de son injustice, être d’ailleurs difficilement gérable et nous réaffirmons un principe fondamental : tous les enfants ont droit à un établissement de qualité quelque soit leur lieu d’habitation.
- du bilan de ces 3 dernières années :
-          la vente des logements sociaux, le non respect par 15 communes, toutes de droite, de l’obligation légale de 20% de logements sociaux, la promesse non tenue de construire 3 300 logements sociaux par an (il n’y en eut en fait que 1 534 en 2005, et 2 590 en 2006) ce qui ne fait qu’accroître la liste des demandeurs estimés à 100 000.
-          Un bilan plus que modeste sur l’insertion, les chiffres que vous avez cité, dans votre discours, le prouve.
-          Un Pôle Leonard de Vinci qui devait devenir – on allait voir ce qu’on allait voir, souvenez-vous des états généraux - un grand centre universitaire (un coût total en douze ans de 383 millions d’euros) mais qui reste toujours une fac privée pour quelques étudiants. Des étudiants et des lycéens qui ont vu leur bourse départementale supprimée.
-          Un bilan qui se traduit également par une intervention de capitaux publics au service du privé.
Le groupe communiste continuera d’agir contre ces orientations.
Nous serons aussi constructifs, attentifs à la qualité du dialogue avec le personnel départemental, nous continuerons de soutenir tout ce qui peut l’être comme nous l’avons toujours fait. Nous serons vigilants sur l’égalité de traitement pour toutes les villes.
Nous voulons réaffirmer quelques unes de nos priorités :
Tout d’abord, une priorité absolue au logement et à la qualité de l’habitat.
Il faut réorienter la politique à conduire pour améliorer le droit au logement pour tous, en particulier pour les jeunes et les familles les plus fragiles. Nous ne cessons de le dire, c’est un devoir de doter les politiques de l’habitat des moyens nécessaires, d’obliger les acteurs du logement dans le pays, et en premier lieu tous les maires, de construire des logements accessibles à tous et arrêter la vente des logements sociaux.
 Notre deuxième priorité : développer un programme exceptionnel de construction de collèges.
La réussite éducative des populations des Hauts-de-Seine fait également partie des priorités si nous voulons offrir une égalité des droits pour l’ensemble de nos citoyens. Cela fait déjà plusieurs années que nous proposons au conseil général de s’engager sur un projet qui correspond à un vrai besoin, en prévoyant de façon systématique 1 collège pour 600 élèves maximum, et 1 collège pour 500 dans les zones méritant une attention particulière.
Mais la qualité de la politique éducative ne concerne évidemment pas que les bâtiments. Certaines de nos revendications ne sont aujourd’hui toujours pas prises en compte alors que leur utilité sociale est établie. C’est le cas de notre demande de rétablir un système de bourses pour le lycéen et les étudiants, de créer une bourse pour les collégiens et notre demande de prise en compte à hauteur de 50% de la carte ImagineR.
Nous continuons à nous opposer à la subvention accordée au pôle Léonard de Vinci, à demander le recensement des besoins de toutes les universités des Hauts de Seine, afin d’étudier une mise à disposition du Pôle Léonard de Vinci pour qu’il leur soit utile.
Troisième priorité : avoir un programme d’investissement ambitieux en matière d’accueil des jeunes enfants.
Nous savons tous à quel point les besoins sont énormes dans notre département, et ce ne sont pas les allocations votées il y a deux ans – bébé dom - (à l’initiative du groupe communiste, je le rappelle, ce qui démontre qu’il est utile d’écouter l’opposition) qui peuvent à elles seules compenser le manque d’équipements. Il est indispensable que le département participe plus fortement au fonctionnement des structures d’accueil publiques et associatives de la petite enfance.
Une autre priorité à notre sens, c’est l’emploi, la formation et l’économie.
Au lieu de consacrer des fonds publics importants, sans contrôle de leur utilisation ni de leur utilité sociale, à des entreprises ou aux pôles de compétitivité qui n’ont pas pour ambition le développement des territoires et de leurs populations mais une logique de rentabilité financière et de la concurrence des territoires, nous demandons que le conseil général s’engage plus fortement sur certains domaines à l’exemple de la formation professionnelle des jeunes. Que la somme consacrée à l’emploi serve réellement l’emploi dans ce département et à l’emploi pour tous, pour l’insertion des jeunes.
Les conseillers généraux communistes continueront d’œuvrer pour que le département des Hauts-de-Seine devienne un département solidaire en garantissant à tous les Altoséquanais, quelques soient leurs difficultés, une pleine et entière citoyenneté. Cela passe  par :

-          L’embauche de travailleurs sociaux en nombre suffisant et des conditions d’accueil et de travail dignes de leur mission, notamment dans le domaine de l’insertion.
-          Le soutien aux associations locales et centres sociaux qui conduisent un travail social important en direction des familles dans les quartiers,
-          L’amélioration des services apportés aux personnes handicapées avec plus de personnel à la Maison départementale des personnes handicapées et une formation spécifique.
-          Le développement des déplacements des personnes âgées avec le relèvement des plafonds de la carte améthyste, son accès dès 60 ans, et le rétablissement de la gratuité pour les personnes aux  faibles ressources.
Les élus communistes, vous le voyez, n’entendent pas baisser les bras pour combattre les inégalités sociales et spatiales de notre département. Notre groupe, comme il l’a toujours fait, continuera d’agir avec ceux qui luttent dans les entreprises et les quartiers pour faire échec aux mauvais coups.
Nous avons toujours été et nous serons toujours disponibles pour débattre et soutenir des propositions en réelle concertation avec les habitants et les associations pour que les Hauts-de-Seine soit un département pour tous. L’action contre les ségrégations sociales et territoriales, le choix d’une conception plus solidaire, plus porteuse d’égalité, de développement durable et de coopération doivent s’y imposer comme des enjeux majeurs.

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