SEANCE DU CONSEIL GENERAL DU 29 JUIN 2012 - GROUPE COMMUNISTE ET CITOYEN

 

QUESTION ORALE

 

DE MADAME CATHERINE MARGATE A MONSIEUR LE PREFET DES HAUTS-DE-SEINE sur l’activite des services de l’etat

Monsieur le Préfet,

Les Conseillers généraux communistes et citoyens tiennent à souligner l’importance qu’ils accordent à ce rapport annuel de l’activité des Services de l’Etat et à la qualité des relations qu’ils entretiennent avec les divers services de l’Etat.

 

Vous le savez, nous portons beaucoup d’intérêt à cette rencontre. Cette année, le choix a été fait de limiter le nombre de question en séance. Nous vous faisons donc parvenir trois questions écrites supplémentaires, sur l’emploi, la situation des sans papiers, et sur l’impact des subventions de l’Etat sur les théâtres.

Nous ne pouvons débattre de ce bilan, aujourd’hui, sans évoquer les conséquences dramatiques de la régression générale des politiques publiques de ces dernières années pour notre département.

L’Education nationale, cible privilégiée de la RGPP, a subi une saignée sans précédent, un empilement de réformes : gestion comptable, méritocratie, évaluationnite… qui ont fait reculer les fondements même de l’école républicaine gratuite, laïque et obligatoire.

Le bilan de cette politique dressé par le Conseil économique, social et environnemental en 2012 est sans appel : « Notre système éducatif a cessé d’être un facteur de réduction des inégalités pour devenir responsable de leur aggravation ».

Face à la gravité de la situation, il faut prendre les mesures pour l’école de l’égalité, des mesures d’urgences et des réformes structurelles à moyen terme.

Le Président de la République a fait de l’école une priorité de l’action publique pour l’ensemble du quinquennat. Il y a bien longtemps que cela ne s’est produit.

 

L’annonce de Vincent Peillon, nouveau Ministre de l’Education Nationale,  de créer 1 000 postes de professeurs des écoles, dès la rentrée 2012, va un peu desserrer l’étau qui enserrait l’enseignement public.

Cependant cette première mesure positive qui ne couvre pas l’ensemble des besoins, les 5 700 suppressions décidées par Luc Chatel sont toujours programmées pour la rentrée 2012, et s’ajoutent aux 79 800 postes supprimés depuis 2007. La Cour des Comptes a évalué que le budget alloué à chaque élève français était de 15% inférieur à la moyenne européenne.

Notre département serait concerné par une trentaine de postes sur les 100 postes annoncés pour l’académie de Versailles. Comment comptez-vous mettre en œuvre, Monsieur le Préfet, ces nouvelles mesures pour la rentrée ?

-       Quels sont les moyens dont vont disposer les Hauts de Seine pour rétablir les postes supprimés dans la dernière vague et répondre à la “priorité donnée aux lieux où il y a le plus de difficultés en terme de réussite scolaire” ?

-       Les RASED pour lesquels vous aviez annoncé au CDEN du 16 février dernier, 81 nouvelles suppressions de postes sont les premiers concernés. Que comptez-vous faire pour recréer les postes supprimés cette année ? Quelle va-t-être la situation des enseignants mutés sur des postes ordinaires ?

-       Les remplaçants sont les deuxièmes touchés par la suppression massive des postes. Allez-vous recruter les jeunes professeurs des écoles qui attendent sur liste complémentaire pour assurer les remplacements des enseignants en congés de maladies courtes ?

-       De nouvelles classes vont-elles ouvrir notamment dans  les écoles où la difficulté scolaire est importante ?

-       Quelles mesures envisagez-vous pour mettre un terme à l’abandon de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans qui, à l’exemple de Nanterre, a chuté d’un tiers entre 2007 et 2001 ?

-       De quels moyens disposez-vous pour relancer la formation des enseignants et des personnels ? Est-il envisagé de rétablir l’année de stage pour les lauréats du concours 2012 et les départs en formation pour les postes E et G ?

Ces mesures nécessaires redonneraient confiance aux familles et aux enseignants. Comme serait bienvenue de mettre un coup d’arrêt à la multiplication de dispositifs fondés sur l’alternance en collège, dès l’âge de 14 ans.

Sans attendre, il nous faut préparer les conditions d’une rentrée scolaire qui soit meilleure que les précédentes. C’est pourquoi, nous demandons, avec d’autres élus, la mise en place d’un collectif budgétaire pour cette rentrée 2012.


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