Contexte élections cantonales

Sanctionner la politique de Sarkozy

Dès le 20 mars, il faut que les Altoséquanais se servent de l’élection cantonale pour dire leur mécontentement à la politique de Nicolas Sarkozy au pouvoir depuis 4 ans et dont les conséquences sont dramatiques pour la vie quotidienne des habitants et des salariés de notre département : montée du chômage et des inégalités, casse des services publics, réforme de la retraite, explosion de la précarité…

Cette politique est relayée dans les Hauts-de-Seine par la majorité de droite UMP conduite par Patrick Devedjian et Jean Sarkozy 

- moins d’argent pour le logement social

- suppression des aides aux plus démunis

- diminution des subventions aux associations

- limitation de l’accès à la carte améthyste pour les retraités les plus fragilisées ainsi que pour les personnes handicapées

- à la fin 2010, 88 000 demandeurs d’emplois dans les Hauts-de-Seine avec une précarité qui explose et touche essentiellement les jeunes et les plus de 50 ans

- les élus de droite accompagnent la désindustrialisation de notre département et favorisent le tout tertiaire comme à La Défense

- Ils baissent de 10% les budgets de fonctionnement pour les collèges et dans le même temps augmentent de 10% les tarifs des repas des collégiens tout en continuant de verser des fonds publics au pôle privé Léonard de Vinci,

- etc…

Le 20 mars prochain, il faut mettre fin à ces orientations ultralibérales qui renforcent les inégalités sociales et territoriales dans notre département.

Les conseillers généraux communistes et citoyens

Les élus de notre groupe, principal groupe d’opposition du conseil général et les candidats du Front de Gauche ont une autre visée pour les Hauts-de-Seine, l’un des départements les plus riches de France.

D’autres choix politiques sont possibles, nous ne cessons de les porter devant l’assemblée départementale et lors du débat d’orientations budgétaires de lundi prochain, nous ferons un contre projet car il y a des problèmes urgents à régler dans ce département.

Il faut mettre fin aux choix élitistes et aux gâchis d’argent public de cette droite départementale.

Ce n’est pas les propositions que Jean Sarkozy a soumis aux élus de cette même droite départementale qui y mettront fin.

En effet, celui-ci se situe dans la lignée des politiques menées jusqu’à présent : aggraver la fracture sociale et spatiale déjà existante dans notre département.

Il préconise de « bâtir une véritable politique de l’adolescence »

Mais ne dit rien sur les baisses d’effectifs des enseignants dans les collèges et les lycées alors que le nombre d’élèves s’accroît.

Rien sur le fait que le département va encore consacrer 7 M€ d’argent public pour le pôle privée Léonard de Vinci.

Rien sur la suppression du Plan d’Aide à Lecture qui favorisait l’apprentissage et la maîtrise de la lecture pour des enfants du primaire dans 31 communes du département qu’il a accepté.

Rien sur le bilan de ses assises pour la jeunesse qu’il a lancé, comme son père à l’époque de ses Etats généraux, à grand renfort de publicité aux frais des Altoséquanais.

Rien sur le fait que le Conseil général refuse toujours une subvention pour le quatrième club de prévention à Nanterre.

Il propose d’«Aider au rapprochement des générations en aidant les familles »

Mais il ne dit rien sur le fait que le Conseil général ne tient pas ses promesses de création de 4000 places en crèches sur 5 ans.

Rien sur le désengagement du Conseil général qui municipalise les crèches départementales.

Rien sur le fait que le conseil général a mis fin à la mutuelle Intégrance dont beaucoup de personnes âgées qui en bénéficiaient se retrouve maintenant avec des difficultés pour trouver une mutuelle, donc accéder aux soins.

Il veut « généraliser les espaces insertion dans l’ensemble du département »

Mais alors qu’il s’agit d’une compétence directe du département, celui-ci n’assure pas son financement à 100% puisqu’il est demandé aux communes une participation à hauteur de 30%.

Il souhaite « renforcer l’efficacité de la MDPH »

Mais il ne propose pas d’y donner les moyens financiers et humains dont celle-ci a besoin pour accueillir les personnes handicapées et traiter leur dossier dans un temps raisonnable. Aujourd’hui, les dossiers sont étudiés entre 6 mois et 1 an.

Il ne dit rien sur la suppression de la carte améthyste pour les personnes handicapées qui utilisent le PAM 92 dont la flotte est bien en dessous des demandes – seulement 20 véhicules.

Il propose trois directions pour le logement en partenariat avec les communes:

- favoriser la construction de logements sur les grandes emprises foncières encore disponibles

- encourager l’accès des étudiants et des jeunes actifs à leur premier logement

- développer des mécanismes de caution auprès des bailleurs privés afin de faciliter l’accès de ceux qui ont un emploi mais qui ne satisfont pas aux exigences parfois excessives des propriétaires qui cherchent à limiter leur risque

Mais il ne dit rien sur les villes qui ne respectent pas la loi SRU dont celle où il habite.

Rien sur les promesses non tenues du conseil général de construction de 3300 logements sociaux par an alors qu’il y a 100.000 demandeurs dans notre département.

Rien sur la destruction de la Résidence Universitaire à Antony.

Beaucoup d’annonces encore une fois mais toujours plus de précarité pour les familles, les jeunes, les personnes handicapées et âgées, les bénéficiaires des minimas sociaux.

Et lors du débat d’orientations budgétaires de lundi prochain, les conseillers généraux communistes et citoyens proposeront d’inverser les choix politiques actuels de la majorité UMP conduite par Patrick Devedjian et Jean Sarkozy.

Celle-ci qui n’a pas peur des contradictions puisque dans son rapport d’orientations budgétaires, elle passe son temps à nier les effets des réformes de Nicolas Sarkozy comme celle sur la fiscalité dont la conséquence est la baisse dramatique des moyens des collectivités territoriales pour se désengager dans ses principales compétences.

Les conseillers généraux communistes et citoyens qui je le rappelle sont le principal groupe d’opposition à cette droite ultralibérale porteront des propositions qui répondent à faire des Hauts-de-Seine un département plus solidaire, plus égalitaire et plus durable répondant aux aspirations des Altoséquanais pour une meilleure qualité de vie, une bonne formation, un travail pour chacun, un toit de qualité pour tous.

Dont voici les principales propositions :

Action sociale :

- rétablir les actions départementales supprimées (comme la prime de Noël aux allocataires du RSA)

- obtenir de l’Etat qu’il paie ses dettes au département au titre de ces transferts de compétences: l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), la Prestation de compensation du handicap (PCH) et le Revenu de solidarité active (RSA) qui s’élève à 456 M€ depuis 2004

Insertion :

- assurer le financement à 100% des «Espaces Insertion » par le Conseil général dont c’est la compétence directe

- rétablir un organisme consultatif départemental où siègent associations de chômeurs, d’insertion, syndicats et élus d’opposition afin de débattre collectivement de la politique départementale d’insertion

Petite enfance :

- création de places en crèche pour répondre aux besoins des familles

- création d’une école de formation pour les métiers de la petite enfance

- réévaluation de l’aide obtenue « Bébé Dom 92» grâce à l’action des élus communistes et citoyens pour les familles n’ayant pu obtenir une place en crèche

- donner des moyens supplémentaires aux PMI

- augmenter la participation du conseil général en fonctionnement (à hauteur du montant de la CAF) et en investissement pour toutes les crèches

Handicap :

- les personnes à mobilité réduite doivent pouvoir bénéficier de la carte Améthyste et du PAM 92 dont il faut aussi doubler la flotte de 20 véhicules

- donner les moyens financiers et en personnels à la Maison Départementale des Personnes Handicapées afin de réduire le délai de traitement des demandes qui se situe actuellement entre 6 mois et 1 an

Lutte contre les violences faites aux femmes :

- doubler le nombre de places en hébergement d’urgence

- mettre en place une convention avec le département, l’OPDHLM, les bailleurs sociaux, les associations pour accélérer l’accès au logement social

- augmenter immédiatement de 5% les subventions aux associations œuvrant dans ce domaine.

Prévention :

- créer des emplois dans la prévention spécialisée

- accroître la participation financière du département pour les clubs de prévention et augmenter leur nombre

Logement :

- contraindre les 14 villes gérées par la droite à respecter la loi SRU qui fait obligation à chaque commune de disposer au minimum de 20% de logements sociaux et sanctionner les villes qui ne respectent pas la loi SRU en leur supprimant les subventions accordées par le Conseil général

- construire 5500 logements sociaux par an

- construire des logements sociaux étudiants, rénover et non détruire la résidence universitaire Jean Zay d’Antony

- augmenter les budgets "politique de la ville" consacrés aux quartiers durement frappés par la crise

Jeunesse :

- financer à au moins 50% la carte Imagin’R pour tous les collégiens, lycéens et étudiants

- créer un dispositif pour le financement du permis de conduire

- garantir le droit aux vacances en rétablissant les dispositifs supprimés par le Conseil général

Education :

- construire des collèges avec des effectifs maximum de 600 élèves

- rétablir les bourses pour les lycéens et étudiants supprimées en 2005

- créer une bourse départementale de rentrée scolaire de 150€ pour les collégiens boursiers

- remplacer l’aide départementale à la demi-pension calculée à partir du barème départemental, par un quotient familial établi en fonction des revenus des familles

- obtenir de l’Etat les 131 M€ qu’il doit au département au titre des transferts des personnels techniques des collèges

Enseignement supérieur :

- mettre fin à la subvention du pôle privé Léonard de Vinci, engager la réflexion pour que ce pôle soit utile à l’enseignement public au travers de partenariats diversifiés

- créer un IUT à Bagneux

Politique économique :

- conditionner le versement des subventions aux entreprises au maintien et au développement de l’emploi dans le 92

- maintenir les activités industrielles dans notre département par une politique volontariste en direction du secteur industriel en mettant en place des procédures pour éviter les délocalisations à l’étranger

- transparence dans les aides accordées aux entreprises avec la remise annuelle d’un bilan aux conseillers généraux

- mettre fin au projet de Très Haut Débit dans sa forme actuelle

Transport :

- Agir pour la zone unique au tarif de la zone 1-2, le remboursement à 100% des trajets domicile-travail par l’employeur, le dédoublement de la ligne 13 du métro, le prolongement la ligne 4 à Bagneux, du T1 vers Nanterre/Rueil-Malmaison et pour la désaturation des RER A et B

Culture :

- créer un «Pass culture» pour les 16-25 ans et les personnes à faibles revenus (gratuité des musées,...)

- créer des lieux de création artistique pour tous

- avoir un développement culturel équilibré du Nord au Sud du département

Environnement :

- retour de la participation financière du département aux aménagements de sécurité des routes municipales

- revenir à une gestion publique de l’eau

Promouvoir une citoyenneté active :

- utiliser les potentialités départementales pour développer des initiatives de démocratie participative dans la construction de projets

- mettre en place et faire vivre des partenariats fructueux avec les communes, les intercommunalités, la région et avec la vie associative

Abroger la réforme territoriale du gouvernement :

- Elle constitue un véritable coup d’état contre la démocratie locale et les services publics. Cette réforme attaque frontalement une conception solidaire et démocratique de la décentralisation et éloigne les citoyens des centres de décisions, elle vise à étrangler financièrement les départements jusqu’à la progressive suppression de cet échelon.


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