SÉANCE PUBLIQUE DU VENDREDI 24 JUIN 2011 - GROUPE COMMUNISTE ET CITOYEN

Intervention de Marie-Claude Garel - Rapport 11.143 – Résiliation des conventions PMI et Approbation d’un nouveau modèle de convention

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,

Notre groupe votera ce rapport qui concerne un nouveau modèle de convention entre notre département et des collectivités publiques ou des personnes morales de droit privé à but non lucratif.

C’était une demande depuis 2009 les conventions étant obsolètes.

La convention qui nous est proposée pour examen aujourd’hui est un projet global et bien entendu nous serons vigilants sur le contenu « précis » des futures conventions individuelles car des aspects importants ne sont pas notifiés comme la quotité de travail des professionnels pour chacune des structures, les modalités précises de remboursement des frais engagés par les villes, etc…

D’autre part, je voudrais signaler aussi que les Plannings familiaux ne sont pas du tout évoqués dans le projet de convention alors que le lien est « naturel » même si cela repose sur des conventions différentes.

Notre groupe reviendra, d’ailleurs, lors des questions orales sur la suppression des financements à l’Etablissement d’Information et de Conseil Conjugal et Familial (EICCF) après la reprise en « gestion directe » par le Conseil Général de deux Centres de planification et d’éducation familiale sur la commune d’Asnières.

Mais je voudrais surtout insister, puisque ce rapport concerne les PMI, sur la situation très critique, par manque de personnel, pour le fonctionnement d’un grand nombre d’entre elles.

Souvenez-vous, je vous avais interpellé, en mars 2009, lors de la présentation du schéma départemental de la PMI devant notre assemblée sur ce point.

En effet, entre les orientations de ce schéma et les moyens, le déséquilibre que j’évoquais se révèle, deux ans plus tard, toujours d’actualité.

Parlons concrètement.

¨    A Colombes, deux PMI situées en SUS au Petit-Colombes et aux Fossés-Jean sont obligés d’ouvrir en alternance par manque de personnel : 3 jours au lieu de 5, du personnel qui fait la navette entre les deux centres et qui ne peut accueillir que les cas les plus difficiles et les urgences, laissant de côté toute une population. Alors qu’il y a plus d’enfants scolarisés en maternelle, il n’est plus possible d’effectuer les bilans de préscolarisation. Bilans pourtant très importants qui participent de la prévention santé de nos enfants et qui permettent de découvrir en amont des problèmes éventuels liés au langage, à l’audition, au comportement, voire de déceler un handicap. Au centre du Petit-Colombes, 1 puéricultrice au lieu de 3.

¨    Cette situation n’est pas propre à Colombes et au Nord du département, même si elle y est plus critique, mon amie Catherine Margaté vous a écrit, récemment, concernant les centres de Malakoff pour lesquels un nouvel aménagement des ouvertures était organisée dans l’attente des recrutements nécessaires.

Les conseillers généraux communistes et citoyens sont particulièrement inquiets de cette situation. Inquiétude partagée par les personnels, leurs syndicats, le syndicat National des Médecins de PMI.

Nous ne pouvons plus attendre pour répondre efficacement à ce problème de pénurie de personnel.  Soit dit en passant, s’il n’y avait pas eu la fermeture des écoles de puéricultrices, nous n’en serions peut-être pas là !

¨    Il faut rouvrir des écoles dans le département.

¨    Limiter les délais de recrutement qui sont aujourd’hui de 6 mois avant que la personne soit en poste. Entre temps, pour beaucoup, un autre travail a été trouvé donc il faut absolument réduire ce délai totalement incompréhensible.

¨    Anticiper sur le long terme et affecter les personnels là où il y en a le plus besoin.

¨    Doter plus en personnel les centres de PMI qui accueillent les populations les plus fragilisées et pourquoi pas envisager une motivation financière (prime) pour ceux-ci ?

Avec mon groupe, nous n’acceptons pas la disparition progressive des centres de PMI et les dangers qui pèsent sur leurs missions.

Pour ce qui est donc de la mise en œuvre du schéma départemental de la PMI, nous demandons un bilan d’étape qui permettra une réelle lisibilité de la situation et pourra nous amener à modifier le cap si nous voyons que nous dérivons.


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