SEANCE DU CONSEIL GENERAL DU 12 mars 2010

Rapport 10 45 - Intervention de Marie-Claude GAREL

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,

J’aurais pu à l’occasion de ce rapport revenir sur le fonctionnement de la MDPH pôle enfant et vous faire remarquer que, quoi qu’ait répondu Mme Ménard à ma dernière question orale, le délai de traitement des demandes par la CDA demeure très élevé et que la moyenne annoncée la dernière fois de 3,7 mois en moyenne cache des réalités encore bien trop longues pour de nombreux dossiers .

J’aurais pu aussi vous reposer la question d’où nous en étions sur la mise en place des PPS pour l’ensemble des enfants accueillis dans les structures spécialisées.

J’aurais pu aussi vous interroger sur les délais de versement de la PCH.

Mais, nous aurons l’occasion de revenir à d’autres moments sur tous ces sujets et je n’interviendrai aujourd’hui que sur la situation des AVS.

Les Auxiliaires de vie scolaire sont recrutés sur des contrats uniques d’insertion de 20 heures hebdomadaires maximum. Ils sont payés au SMIC horaire soit 8,86 euros brut de l’heure ce qui leur fait un salaire mensuel d’un peu moins de 750 euros par mois.

Ils accompagnent les enfants auxquels ils sont rattachés selon la quotité de temps impartie à chacun d’entre eux, par la CDA et ils peuvent suivre jusqu’à 4 enfants avec l’investissement que cela représente pour connaître les difficultés de chacun, les enseignants qui les suivent et les aides concrètes qu’ils doivent leur apporter.

Ils bénéficent d’une formation initiale minimale et sont recrutés avec un baccalauréat.

Ces personnes sont extrêmement dévouées et ne comptent pas leur temps. Mais à eux le temps est compté car ce sont des emplois précaires d’une durée d’un an renouvelable au maximum 5 fois.

C’est pourtant un véritable métier et avec la loi sur le handicap et le droit à l’intégration scolaire, ils sont devenus indispensables.

On ne peut accepter que, tous les 6 ans, l’expérience professionnelle acquise disparaisse, que ces personnes soient payées aussi peu car, même de 20 heures semaine, c’est un emploi à plein temps. Quelle reconnaissance de leur rôle, ils ont ?

L’existence même de ce rapport montre bien la nécessité d’assurer ces emplois et de créer des emplois pérennes dans le champ de l’intégration du handicap, cela pourrait être un vœu de notre assemblée au lieu de simplement accompagner la précarité.


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