SEANCE DU CONSEIL GENERAL DU 19 JUIN 2009 _ GROUPE COMMUNISTE ET CITOYEN

RAPPORT 09.147 - INTERVENTION DE MARIE-CLAUDE GAREL

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,

Notre groupe votera ce rapport mais je me saisis de celui-ci pour revenir sur la réactivité de la MDPH dans ses diverses branches pour répondre aux besoins des personnes handicapées de notre département dans les délais fixés par la loi et dans les conditions de l’humainement supportable.

En effet, aujourd’hui encore, parce que le traitement des dossiers est beaucoup trop long des personnes handicapées se trouvent dans des situations dramatiques : délai très long pour la MDPH auquel il faut rajouter encore un délai de 4 à 6 mois pour que le dossier soit traité au niveau du service payeur de l’aide sociale.

Un exemple concret : une personne handicapée a 80%, a fait une demande de prestation de compensation à la MDPH le 25 septembre 2008. La commission s’est réunie le 12 février 2009. Celle-ci a statué sur une prestation pour l’aide humaine à compter du 1 septembre 2008 jusqu’au 31 août 2011 mais 10 mois après la demande, cette personne n’a toujours rien perçu.

Un autre exemple concret : une personne handicapée demande des aménagements techniques, rampes…. La décision est prise un an après. Comment peut-on imaginer que les familles confrontés au handicap de leur proche vont attendre tout ce temps ? La plus part d’entre-elles exécutent les aménagements et donc ne peuvent pas bénéficier  de l’aide financière apportée pour ces aménagements puisque c’est la date de la décision qui est prise en compte. Et dans certains cas, quand arrive la décision, la maladie a évolué et la demande faite ne correspond plus aux besoins.

Comment peut-on accepter de laisser des familles, des personnes handicapées dans une situation de détresse humaine ?

A plusieurs reprises, notre groupe vous a fait part des difficultés que rencontraient la MDPH et les services sociaux par manque de personnels - cela fait 1 an qu’il y a toujours la vacance d’un poste d’ergothérapeute à la MDPH et que le service payeur de l’aide sociale attend toujours un quatrième agent.

Ces exemples confirment qu’il y a urgence à ce que le département se donne les moyens financiers et humains pour que les personnes handicapées puissent vivre dignement.